Une étude internationale récente a mis en lumière un fait préoccupant : le stress peut avoir des effets indésirables sur le microbiote intestinal, similaires à ceux d'une alimentation déséquilibrée. Si l'on sait depuis longtemps que la junk food — hamburgers, frites, nuggets — compromet notre santé en favorisant des problèmes tels que l'obésité et les troubles hormonaux, il s'avère que le stress mérite également notre attention.
Cette recherche, effectuée par des scientifiques de la Brigham Young University et de la Shanghai Jiao Tong University, révèle que le stress intense est tout aussi destructeur pour notre flore intestinale qu'un régime alimentaire riche en graisses, en sucres et en sel. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont procédé à des expériences sur un groupe de souris, dont la moitié a été exposée à un régime de type fast-food, tandis que l'autre moitié a subi un stress élevé pendant plusieurs semaines.
Les femmes, plus sensibles au stress que les hommes ?
Les résultats, publiés dans le journal Scientific Reports, montrent que le stress affecte particulièrement les souris femelles, modifiant leur microbiote intestinal de la même manière qu'un régime déséquilibré. Les chercheurs soulignent que ces constatations pourraient également s'appliquer aux humains. Ainsi, le stress n'est pas qu'une question de santé mentale ; il entraîne des conséquences tangibles sur le bien-être physique.
Ce phénomène de sensibilité au stress semble aussi valable à l'échelle humaine, les femmes étant généralement plus touchées par des troubles tels que la dépression et l'anxiété. Il en découle que préserver notre santé passe autant par la gestion du stress que par une alimentation saine.
Rappelons-nous que pour rester en bonne santé, il est essentiel de trouver des moyens de rester zen et équilibré face à nos défis quotidiens.







