La gestion de la succession d’un proche est souvent une épreuve émotionnelle et administrative. En France, les frais bancaires liés à cette démarche peuvent être particulièrement lourds. Cependant, une nouvelle règle entrera en vigueur en novembre 2025, visant à alléger ces coûts, souvent jugés exorbitants. Quelles sont les modalités de cette réforme et qui en bénéficiera réellement ?
La nouvelle règle : une révolution dans le coût des successions
Aborder le thème de l'héritage, c’est comprendre la transmission de biens, mais aussi les frais encourus. Actuellement, ceux-ci varient considérablement d'une banque à l'autre, provoquant parfois des tensions familiales. Pourquoi les frais liés aux successions ont-ils atteint des niveaux si élevés ?
Analyse des frais bancaires actuels
Sans limitation légale, les banques avaient la liberté de facturer les opérations post-décès, telles que fermeture de compte ou blocage de fonds. Les frais pouvaient varier de 120 euros à plus de 1 200 euros, rendant ce processus particulièrement pénible pour les familles. Les associations de consommateurs ont fréquemment mis en avant ces disparités jugées inacceptables.
Le nouveau plafond et ses implications
La Loi n° 2025-415 du 13 mai 2025 instaurera un plafonnement des frais bancaires sur successions à 1 % du solde total des comptes du défunt dans une même banque. Un barème dégressif permettra d'atténuer ce pourcentage, facilitant ainsi la transmission des plus gros patrimoines.
Les changements pour les héritiers à partir de novembre 2025
Un aspect clé de cette réforme est que toutes les banques en France devront s'y conformer. Cette mesure est-elle véritablement efficace pour alléger les frais pour les héritiers ?
Uniformité des règles bancaires
Oui, ce plafond de 1 % sera applicable à toutes les institutions financières, qu'elles soient traditionnelles ou en ligne. Par souci d'équité, aucune banque ne pourra imposer de tarifs excessifs, indépendamment du profil du défunt ou de ses héritiers. Tous les frais liés aux opérations post-mortem seront inclus dans ce plafond.
Qui bénéficiera de la gratuité des frais ?
La réforme prévoit la suppression totale des frais bancaires pour trois types de successions :
- Succession simple : un seul héritier, sans biens immobiliers.
- Succession modeste : les actifs du défunt dans la banque ne dépassent pas 5 910 euros.
- Succession avec héritier mineur.
Dans ces situations, les héritiers recevront le patrimoine sans frais. Pour les autres, le plafonnement des frais garantira une transmission plus abordable.
Impact concret sur votre héritage
Il est essentiel de comprendre comment ce nouveau cadre se traduira en économies concrètes. Voici quelques exemples de l'impact du plafonnement selon le montant des successions :
Tableau des frais bancaires par montant de succession
Visualisons l'impact du nouveau plafond :
| Solde total des comptes | Frais bancaires maximum (1 %) |
|---|---|
| 3 000 € | 0 € (Gratuité) |
| 25 000 € | 250 € (Probablement moins) |
| 50 000 € | 500 € |
| 200 000 € | 2 000 € (Plafond réduit possible) |
Cette réforme promet donc des économies notables par rapport aux frais habituels qui peuvent atteindre des sommes bien plus élevées. À noter qu'à partir de novembre 2025, les banques devront obligatoirement fournir un détail précis des frais appliqués sur demande.
Attention aux autres frais associés
Si cette réforme fixe un cadre pour les frais de succession, d'autres coûts peuvent subsister, tels que les frais notariés ou les frais de vente d'actifs. Il est donc crucial de consulter attentivement les conditions des banques et d’être vigilant sur ces frais annexes.







