Les odeurs de fumier flottent souvent dans l'air d'automne, rappelant aux amateurs de jardinage qu'il est temps d'enrichir leurs sols. Les agriculteurs étalent du fumier tout frais dans les champs, mais les jardiniers amateurs peuvent aussi bénéficier de cet amendement naturel. Pourquoi choisir l'automne ? Quelles étapes suivre ? Découvrez tout ce que vous devez savoir sur l'utilisation du fumier dans votre potager.
Qu'est-ce que le fumier ?
Le fumier est un amendement organique traditionnel, issu des déjections animales et de leur litière, qu'elle soit à base de paille, de sciure ou de matériaux similaires. Cette combinaison fournit un mélange équilibré de matières sèches et humides, apportant une nutrition variée au sol.
Un amendement indispensable pour le jardin
En tant que matière organique, le fumier enrichit le sol en humus, facilitant ainsi son décompactage et améliorant sa capacité de rétention d'eau. De plus, ce compost naturel favorise le développement de micro-organismes essentiels à la fertilité. En général, le fumier contient environ un tiers de matières organiques, ce qui en fait un excellent complément au compost.
Le choix entre fumier chaud et froid
Le fumier se divise en deux catégories : chaud et froid, chacune ayant ses caractéristiques spécifiques.
- Le fumier chaud : idéal pour les sols lourds, il génère de la chaleur et se décompose rapidement.
- Le fumier froid : plus léger, il se décompose lentement et convient aux sols légers.
Variétés de fumier
Plusieurs types de fumier existent, chacun avec des propriétés distinctes :
- Fumier de bovin : facile à trouver, mais peu concentré en éléments nutritifs. Il nécessite un compostage prolongé.
- Fumier de cheval : riche en nutriments, il allège les sols lourds.
- Fumier de mouton : le plus riche en matières organiques; il procure une décomposition lente.
- Fumier de lapin : idéal pour les sols légers et aussi chaud.
- Fumier de volailles : très riche en azote; à utiliser avec prudence, souvent après compostage.
- Fumier de cochon : liquide, rarement utilisé au jardin, mais courant en agriculture.
Fumier, compost ou engrais : quelle différence ?
Il est crucial de distinguer les amendements (comme le fumier et le compost) des engrais. Les premiers enrichissent le sol à long terme, favorisant la texture et l'activité microbienne, tandis que les engrais nourrissent directement les plantes, mais sans apporter de bénéfice au sol.
Le bon timing pour épandre le fumier
Deux stratégies existent pour épandre le fumier : frais ou composté.
Utilisation du fumier frais
Épandue en automne, la fumure fraîche profite de la chaleur du sol. Les micro-organismes auront alors tout l'hiver pour transformer cette matière en humus, tout en ameublissant le sol. Attention, cependant, à ne jamais appliquer le fumier frais au pied des plantes déjà établies.
Utilisation du fumier composté
Après avoir été stocké pendant au moins six mois, le fumier composté est plus homogène et purifié des agents pathogènes. À utiliser en fin d'hiver, il doit être parfaitement décomposé pour un meilleur résultat.
Comment procéder à l'épandage ?
En automne, après avoir aéré le sol, étalez le fumier frais sur la surface. Vous pouvez l’enfouir légèrement ou le recouvrir pour favoriser la décomposition. Au printemps, le fumier composté doit être appliqué sur un sol déjà travaillé et légèrement mélangé pour garantir son efficacité.
Quelles quantités de fumier utiliser ?
La quantité de fumier nécessaire dépend du type utilisé et des légumes cultivés. En général, comptez entre 500 g et 1 kg de fumier composté par m², et de 2 à 3 kg de fumier frais par m².







