À Mazères-Lezons, environ 150 citoyens se sont mobilisés ce mercredi matin, place de la Fontaine, pour contester la fermeture imminente du centre social 'Cap de tout', prévu pour cet été. Depuis sa création en 1985, ce centre est devenu un point de rassemblement essentiel pour les habitants, qui compte actuellement 600 adhérents et offre une diversité d'activités, allant des ateliers pour les enfants aux heures de convivialité.
Toutefois, la gestion de l'association à l'origine de ce service fait face à de sérieux obstacles financiers. Le manque de pratiques de financement adéquates aggrave la situation et rend la fermeture inévitable, menaçant ainsi l'emploi de huit salariés d'ici le début du mois de juillet.
La colère gronde parmi les bénévoles et les familles, qui voient dans cette fermeture un signe d'un déterrement progressif des aides publiques. Ils déclarent que les institutions abandonnent un lieu vital pour le maillage social de leur quartier. Un participant au rassemblement a souligné avec émotion : "Il ne faut pas traiter des questions humaines comme des enjeux financiers".
La mairie, représentée par le maire Roger Pédeflous, a offert une perspective différente. Ce dernier a évoqué des retraits internes de gestion financière : "Nous ne pouvons pas nous servir des finances de l’un pour compenser les déficits de l’autre". Lors de sa brève apparition au rassemblement, il n'a pas accepté les questions des manifestants, choisissant de quitter les lieux sous des éclats de mécontentement.
En réponse à cette crise, une pétition a été lancée pour sauver le centre, récoltant déjà plus de 1100 signatures, illustrant une mobilisation citoyenne significative. La voix des habitants de Mazères-Lezons reste forte face à cette crise, alors que l'avenir du centre social se dessine de plus en plus incertain.







