Le lundi 5 janvier, de nombreux cabinets de médecine libérale à travers le pays resteront fermés. Cette grève, initiée par un appel collectif de syndicats de médecins, vise à dénoncer plusieurs mesures controversées du budget de la Sécurité sociale. Parmi celles-ci, on retrouve la restriction à un mois pour les arrêts maladie, la réduction de certaines prises en charge à 100 % et l'obligation de gérer en ligne le Dossier Médical Partagé (DMP).
Le Dossier Médical Partagé : une plateforme disputée
Le DMP, conçu pour regrouper les informations médicales des patients, est vu par certains praticiens comme un véritable casse-tête. Le Dr. Alexis Boisdin, généraliste à Rosières-en-Santerre et représentant du syndicat MG France, a déclaré : "Le DMP est un dépotoir plutôt qu'un véritable dossier médical, ce qui complique notre travail quotidien."
Les syndicats s'inquiètent également de la limitation à un mois des arrêts maladie. Le Dr. Boisdin ajoute : "Cette stratégie administrative néglige des réalités médicales. Prenons le cas d'un maçon opéré de l'épaule : un mois de repos est loin d'être suffisant. Cela le pousse à revenir chez le médecin pour prolonger son arrêt, générant ainsi des consultations inutiles, surtout à une période où l'accès aux soins est déjà saturé."
Un appel à sauver la médecine libérale
Les nouvelles politiques de santé suscitent une certaine panique chez les jeunes médecins, qui craignent de choisir la voie de la médecine libérale à cause des conditions difficiles de travail. Comme insiste le Dr. Boisdin, "il est impératif de sauver la médecine libérale, essentielle au système de soins en France. Sans elle, nos hôpitaux seront bientôt débordés, ce qui nuira encore davantage aux patients." Cette inquiétude est partagée par de nombreux professionnels de santé, indiquant que des changements significatifs doivent être entrepris pour garantir l'avenir de la médecine libérale en France.







