Les automobilistes français doivent se préparer à une hausse des primes d'assurance auto estimée entre 4 et 5 % en 2026. Selon Leocare, un acteur innovant du secteur, plusieurs facteurs sont à l'origine de cette augmentation, à commencer par l'inflation des coûts des pièces détachées qui a dépassé les 30 % en quelques années. Notamment, le prix des pièces de carrosserie a bondi de 35 %, quand les composants électroniques grimpent jusqu'à 42 %.
En outre, le coût des réparations a également enregistré une flambée de 26 % sur les cinq dernières années, d'après l'association SRA (Sécurité et Réparation Automobiles). Ces hausses ne resteront pas sans impact sur les consommateurs, qui verront leurs cotisations augmenter.
Un problème de surfacturation des réparations de pare-brise
Leocare souligne aussi le phénomène inquiétant de surfacturation sur les remplacements de pare-brise. Le coût moyen de cette réparation est ainsi passé de 700 € à plus de 1 000 € en un temps record. Certaines enseignes de réparation, afin d'attirer des clients, proposent des promotions sous forme de cadeaux, tels que des trottinettes ou des consoles de jeux vidéo, ce qui contribue à justifier ces hausses tarifaires. Christophe Dandois, cofondateur de Leocare, a déclaré : "Ce que vous ne payez pas aujourd'hui, vous le payez demain, par une augmentation des cotisations pour tous les assurés."
Dynamique des prix dans différentes régions
Les primes d'assurance auto varient considérablement selon la région, tenant compte des spécificités locales, notamment en matière de sinistralité. Les zones les plus chères se trouvent généralement autour de la Méditerranée et en Île-de-France, où la concentration d'accidents et de dégradations est plus élevée. Par exemple, Marseille est en tête des villes avec un tarif moyen de 1 164,26 €, en hausse de 4,78 % entre 2025 et 2026, tandis qu'Aix-en-Provence suit, affichant un prix moyen de 885,78 €.
Les modèles de coûts observés dans ces villes sont le reflet des défis croissants auxquels sont confrontés les assureurs, amplifiant ainsi les préoccupations des automobilistes quant à la viabilité de leurs contrats d'assurance. À ce titre, cette modification des tarifs appellerait une prise de conscience sur la nécessité d'une meilleure régulation des prix dans un secteur en pleine mutation.







