Les urgences du centre hospitalier de Saint-Nazaire s'apprêtent à entrer en mouvement. Le 19 janvier, lors d'une assemblée générale réunissant une quarantaine d'agents, un préavis de grève a été voté à l'unanimité par le syndicat Force ouvrière (FO) des hospitaliers. Cette initiative a été déclenchée à la suite d'une récente alerte de Danger grave et imminent, déposée le 12 janvier. Ce signalement fait suite au décès tragique d'une patiente trois jours auparavant, aggravant la situation de surcharge et d'épuisement des professionnels de santé, déjà dans des conditions de travail fortement détériorées.
Le représentant de FO, Gaël Leturque, décrit une situation alarmante dans les secteurs des urgences, indiquant un manque urgent de lits d'hospitalisation et une population vieillissante qui exacerbe la pression sur les équipes. Selon lui, "Nous faisons maintenant de l'hospitalisation aux urgences, ce qui est inacceptable". Les agents, face à une affluence inusitée et à des délais d'attente insoutenables, appellent à un renfort humain immédiat.
Dans une ambiance tendue, les agents ont également souligné que, dans certains cas, les patients peuvent attendre jusqu'à vingt-quatre heures dans la zone d'attente, sans accès adéquat à des services de base tels que des sanitaires, ce qui accroît encore la pression sur le personnel. Une seule infirmière supplémentaire semble clairement insuffisante pour répondre à des besoins qui ne cessent d'augmenter.
La direction de l'hôpital, qui doit répondre sous cinq jours à l'appel au dialogue, fait face à une pression croissante. Les représentants syndicaux insistent sur la nécessité de propositions concrètes et rapides pour éviter une grève qui pourrait être effective dès le 28 janvier. Selon des experts en santé publique, cette situation n'est pas isolée, de nombreux hôpitaux en France rencontrant des enjeux similaires, exacerbés par la crise sanitaire actuelle.
Le bras de fer entre les agents et la direction met en lumière une réalité préoccupante dans le système de santé français, où l'appel à une amélioration des conditions de travail devient une nécessité incroyablement pressante.







