Malgré l'espoir de sauvetage, la célèbre enseigne de meubles Alinea est menacée de liquidation après que son principal candidat à la reprise, le groupe roumain SDC Holding, a décidé de se retirer. Ce tournant, annoncé jeudi dernier, a généré une profonde tristesse parmi les 1.200 employés de l'entreprise, qui ont manifesté devant le siège à Aubagne, dans le sud de la France.
« Nous avons tous été envahis de tristesse », a déclaré Gilda Rodriguez, employée depuis 26 ans chez Alinea. Le retrait du repreneur a effacé tout espoir de maintien de l'activité, et les inquiétudes grandissent sur le sort des 1.200 salariés de l'enseigne, qui opère encore 36 magasins en France.
« C'est la marque qui s'éteint avec cette décision », a déclaré Margaux Palvini, représentante de FO, lors d'un entretien avec l'AFP. Les offres restantes ne concernent que « les murs des magasins », laissant présager que le futur d'Alinea s'assombrit davantage.
Le tribunal des affaires économiques de Marseille examinera les offres définitives de reprise le 5 mars. La situation précaire de l'enseigne a été accentuée par des pertes de 47 millions d'euros, alors que son chiffre d'affaires pour l'exercice 2024 ne dépassait pas 162 millions d'euros, selon des informations rapportées par Le Monde.
Les employés, se battant pour leurs droits, réclament une indemnité proportionnelle aux efforts déployés au fil des ans. Pierre Jacquot, employé depuis 14 ans, a partagé son angoisse : « À quatre ans de la retraite et avec des problèmes de santé, on m'annonce que mon parcours se termine ici. On espère aussi des reclassements au sein du groupe Mulliez, mais l'angoisse et l'incertitude sont palpables. »
Alinea, fondée en 1988 dans la ville d'Avignon, avait déjà été placée en redressement judiciaire en 2020 en pleine pandémie de COVID-19. Aujourd'hui, les employés de l'enseigne ne baissent pas les bras, espérant toujours un miracle qui pourrait changer leur destin.







