La commune de Talange, située près d'Hagondange en Moselle, a récemment engagé une procédure juridique contre l'État, exigeant 1 million d'euros d'indemnisation pour un préjudice moral. Cette requête, déposée mercredi auprès du tribunal administratif de Strasbourg, souligne l'impact dévastateur de la liquidation de l'aciériste Novasco sur l'économie locale, comme rapporté par l'AFP.
Dans un courrier adressé au ministre de l'Économie, Roland Lescure, l'avocat de Talange, Xavier Iochum, déclare que "la commune souffre d'un préjudice suite à la liquidation sans poursuite d'activité de la SASU NOVASCO", qui a bénéficié de financements publics mal contrôlés. Les élus de la commune pointent directement la responsabilité de l'État dans cette situation, affirmant que ses erreurs ont joué un rôle crucial dans la disparition de cette entreprise vitale pour la région.
Après avoir été rachetée par Greybull en 2024, Novasco n'a malheureusement reçu qu'une fraction des 90 millions d'euros promettait en investissements. Seul 1,5 million a été effectivement injecté, tandis que l'État avait honoré presque l'intégralité de son engagement, soit 85 millions. Cette situation a conduit à la décision de justice du 17 novembre, qui ordonne la liquidation de trois des quatre sites de Novasco, laissant uniquement l'usine de Leffrinckoucke en activité, d'après les informations diffusées par France3.
Un échec industriel collectif
La commune de Talange qualifie cet incident d'échec industriel collectif, affirmant qu'elle est directement affectée par la fermeture de Novasco. "Les fautes commises par l'État ont contribué à la fermeture d'une unité économique cruciale pour notre territoire", insiste-t-elle.
En réponse à cette débâcle, l'État français a indiqué en janvier qu'il envisageait d'engager des poursuites judiciaires contre le fonds d'investissement britannique Greybull, considéré comme responsable de plus de 500 suppressions d'emplois. Cette décision est la résultante des craintes croissantes des travailleurs licenciés de Novasco, qui se joindront également à des actions juridiques contre Greybull, comme l'a rapporté Le Monde.







