Une cinquantaine de salariés de la blanchisserie industrielle Khalyge se sont rassemblés ce vendredi à Longvic, réclamant une amélioration significative de leurs conditions de travail et de rémunération. Ce mouvement intervient en pleine période de négociations annuelles obligatoires (NAO), qui se clôtureront le 2 mars prochain. Les propositions actuelles de la direction sont jugées insuffisantes par les grévistes, qui souhaitent des gestes concrets.
Des salaires presque tous au niveau du SMIC
D’après les représentants CGT, la direction n’aurait proposé qu’une augmentation de 1%, ce qui, selon Samia, une employée avec 19 ans d’expérience chez Khalyge, « ne vaut même pas un kebab » : « Moins de 20 euros bruts, cela n'assure pas un niveau de vie décent. » Ali, un autre employé de 57 ans, souligne que de nombreux collaborateurs partiront à la retraite avec des salaires proches du SMIC, ce qu'il qualifie de « minable ».
Pas de commentaire de la direction
Les travailleurs de Khalyge expriment leur désir d'être traités avec dignité. Clément Jacquot, le nouveau directeur du site, affirme être « à l’écoute », mais refuse tout commentaire sur les revendications des employés. La présence d’un commissaire de justice perturbe également l’atmosphère, mettant certains d’entre eux mal à l'aise. Samia s’interroge sur la finalité de cette démarche, suspectant une volonté d’intimidation.
« Nous ne sommes pas là pour provoquer des conflits. Mais si la situation ne s'améliore pas, nous pourrions être contraints de recourir à des actions plus radicales », prévient Ali. Les employés de Khalyge, un groupe récemment racheté par Anett, espèrent des changements avant la fin des négociations.







