L'économie organisée des États-Unis a essuyé une perte d'emplois inopinée en février, en grande partie à cause d'une grève de travailleurs de la santé et d'intempéries hivernales sévères, selon les données publiées par le département du Travail. Ce rapport révèle la suppression de 92.000 postes non-agricoles, alors que les prévisions des économistes de Reuters tablaient sur une création de 59.000 emplois.
Le chiffre du mois de janvier, quant à lui, a été révisé pour montrer 126.000 postes créés, contre une estimation initiale de 130.000. Le taux de chômage a grimpé à 4,4 % en février, après un 4,3 % en janvier, alors que beaucoup s'attendaient à une stabilité.
Une chute compensée par la hausse du mois précédent
Au-delà de la grève de 31.000 employés chez Kaiser Permanente et des conditions météorologiques défavorables, cette baisse en février vient également atténuer les gains significatifs observés en janvier. Sur les marchés, les futures sur les indices boursiers américains enregistrent une chute après ces nouvelles, soulevant des préoccupations quant à la santé du marché du travail et leur potentiel impact sur la politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed).
Les opérateurs ont ainsi revu à la baisse leurs prévisions concernant une baisse des taux pour 2026, alarmés par les possibles retombées inflationnistes de la guerre au Moyen-Orient. Dans ce contexte, le prix du baril de pétrole WTI a atteint un sommet depuis 2024, provoquant une inflation des prix à la pompe. Jeudi, le prix moyen national du carburant était de 3,32 dollars le gallon, soit environ 0,75 euro le litre, d’après les statistiques de l’Association américaine des automobilistes (AAA). De plus, les contrats à terme sur l’essence ont explosé de 27 % cette semaine, marquant l'une des plus fortes hausses hebdomadaires depuis mars 2022, au début du conflit russo-ukrainien.







