Deux radars "tourelles" ont été incendiés à deux reprises depuis février dans les secteurs de Meyragues et de Pertuis. Face à cette série d'actes de vandalisme, la gendarmerie de Peyrolles a décidé de lancer un appel à témoins pour identifier les responsables, qui pourraient encourir de lourdes sanctions.
Les récents incidents ont laissé ces dispositifs de contrôle de vitesse dans un état désastreux. Effectivement, les radars, situés à l'entrée de Meyragues sur la D96 et sur la RD556 en direction de Pertuis, ont été ciblés lors d'attaques qui ont eu lieu les 3 et 6 février.
Un mode opératoire identique pour ces 4 actes de vandalisme
Récemment remplacés, ces radars ont de nouveau été incendiés selon un même mode opératoire. Selon des sources locales, vers 22h30, des individus ont placé du bois au pied des appareils, ajoutant un chiffon probablement imbibé de liquide inflammable, avant de mettre le feu. Cette méthode a engendré une chaleur intense, réduisant les radars à une simple coque de métal, et ce malgré l'intervention rapide des pompiers.
Pour joindre la gendarmerie de Peyrolles : 04 42 57 80 09
Agissant principalement la nuit dans des endroits sans caméras de sécurité, les vandales restent difficiles à identifier. Ainsi, la gendarmerie appelle toute personne ayant été témoin de comportements suspects, de véhicules ou d'individus aux abords des sites pendant ces horaires à se manifester.
"Ce radar nous permet de sortir plus tranquillement de chez nous"
Les locaux expriment leur inquiétude face à cette situation. Une habitante du quartier, Médi, déclare : "S'en prendre aux radars, je peux comprendre, mais pas en y mettant le feu. C'est nous qui en subissons les conséquences." Les autorités rappellent que ces dispositifs sont essentiels pour la sécurité routière.
Jusqu'à 100.000 euros d'amende et 7 ans de prison
D'un point de vue légal, les conséquences peuvent être sévères. Selon le site de la Sécurité Routière, si ces actes sont le fait d'un groupe organisé ou d'un individu masqué, ils pourraient faire face à des amendes de 100.000 euros et jusqu'à 7 ans de prison. Gabrielle, une riveraine, exprime son indignation : "Ce radar ralentit les véhicules et assure notre sécurité, surtout avec des enfants dans le quartier."
Cette situation interpelle et rappelle l'importance de la vigilance collective pour préserver la sécurité de tous les usagers de la route.







