Une nouvelle proposition de loi vise à simplifier l'installation de caméras de surveillance équipées d'intelligence artificielle dans nos communes. Ces dispositifs, testés lors des Jeux olympiques de Paris, pourraient bientôt se généraliser.
Cette étude fait écho aux interrogations soulevées dans le reportage vidéo complet disponible ci-dessous.
Les caméras de surveillance deviennent omniprésentes. À l'avenir, elles pourraient toutes bénéficier de technologies d'intelligence artificielle permettant d'identifier en temps réel des comportements menaçants ou des objets suspects, tels que des vols à l'arraché ou des agressions.
Le 19 mai dernier, une équipe de France Télévisions a investigué sur un site emblématique : la tour Eiffel. Là, les avis divergent. Une passante commente : "La surveillance totale et l’État sait tout... Je trouve que ce n’est pas très bien". Une autre réplique : "Si l'on n’a rien à cacher, pourquoi s'en soucier ? Cela ne me dérange pas que les gens sachent où je suis.” Un troisième avis souligne, "Il y a un côté sécurité qui peut être positif. Mais cette technologie peut devenir intrusive. Tout peut être manipulé avec l’IA, ce qui pose problème."
Un gain de temps pour les forces de l'ordre
Lors des derniers Jeux olympiques, 485 caméras intelligentes étaient déployées pour assurer la sécurité. Les forces de police considèrent cet outil essentiel. Jean-Luc Bragato, secrétaire départemental du syndicat Alliance Police Nationale Alpes-Maritimes, défend leur usage : "L’IA nous fait gagner un temps précieux dans nos enquêtes, et se priver d’un tel outil, alors que la criminalité utilise de nouvelles technologies, serait illogique."
Ce type de surveillance avancée est déjà utilisé dans de nombreux commerces pour prévenir le vol. Latifa Gharbi, pharmacienne, en témoigne : "Je reçois des alertes sur mon téléphone à la moindre tentative de vol. Cela me permet d'intervenir immédiatement, ce qui est crucial."
Cependant, ceux qui s’opposent à cette généralisation mettent en avant le risque d'une surveillance intrusive, remettant ainsi en question nos libertés fondamentales. Les débats sont donc plus que jamais d'actualité alors que la France envisage l'avenir de sa sécurité publique.







