Un homme âgé de 35 ans, déjà condamné pour des faits similaires en 2025, a été remis derrière les barreaux par le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence. Il a écopé de huit mois de prison avec mandat de dépôt pour avoir vendu des cigarettes à la sauvette sur la place Martin-Luther-King à Encagnane. Juste sorti de détention en janvier, il fait de nouveau face à la justice cinq mois plus tard.
Lors d'une audience menée par le tribunal d’Aix, Abou-Soufiane B. a été reconnu coupable de vente illégale de tabac en état de récidive légale. Le dossier, bien que mince, est lourd de signification, témoignant d'un passé judiciaire chargé. Un magistrat a succinctement décrit le cas : "On est dans un dossier on ne peut plus simple". Le prévenu a admis sa culpabilité, déclarant avoir entamé cette activité depuis environ un mois, après avoir acquis des cartouches au prix de 40 euros et les revendant par paquet à 5 euros.
Le 4 juin 2026, à 11 h 20, les policiers de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) d'Aix-en-Provence l'ont appréhendé alors qu'il exerçait son activité sur la place surveillée. Grâce à la vidéosurveillance, les agents ont pu observer plusieurs transactions. Au moment de son arrestation, les forces de l’ordre ont retrouvé sur lui sept paquets de Marlboro et une somme de 25 euros. Les enregistrements vidéo ont confirmé son implication dans au moins cinq ventes.
Une dernière condamnation en octobre 2025
Lors de son jugement, Abou-Soufiane B. a justifié ses actes en expliquant qu'il souhaitait aider sa mère, dont le loyer avait augmenté. Il vit avec elle et ses quatre sœurs, et perçoit le RSA. Lors d'un échange avec le président du tribunal, il a été rappelé qu'il aurait pu envisager d'autres options, telles que le travail. Il a affirmé qu'il cherchait un emploi depuis 2024, ayant précédemment travaillé dans le secteur du nettoyage. Cette situation met en lumière la complexité et la précarité de la vie de certains jeunes face aux défis économiques actuels. Selon des experts en sociologie, une telle spirale peut souvent être évitée par un meilleur soutien social et une offre d'emplois adaptée aux jeunes voisins de ces zones sensibles.







