Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement national, a lancé un cri d'alarme jeudi, qualifiant l'institution judiciaire d'"effondrée". Sur France 2, il a évoqué un "déni" persistent du gouvernement face à la dégradation de la justice, particulièrement sur la question de la pédocriminalité.
Le député du Nord, également vice-président de l'Assemblée nationale, a déclaré que le déni du gouvernement, qui dure depuis plusieurs années, prive la justice des ressources nécessaires pour fonctionner correctement. "On assiste à un effondrement général, où il semble qu'aucun responsable ne soit véritablement identifié", a-t-il déploré.
Chenu a souligné que le climat actuel rend difficile toute forme de responsabilisation, affirmant que "Monsieur Darmanin n'assume pas" et que les magistrats semblent hors d’atteinte en matière de responsabilité. Il dépeint une institution judiciaire "verrouillée", soulignant la nécessité d’un changement radical et d’une diversité dans le recrutement des magistrats.
"Cela fait dix ans qu'ils sont au pouvoir, à quel moment vont-ils prendre conscience de la nécessité de sauver la justice de sa clochardisation?" a-t-il interpellé, reprenant une expression souvent utilisée par Mathilde Panot, cheffe de file des députés LFI, et qui a récemment résonné dans plusieurs débats publics.
Les critiques de Chenu ne sont pas isolées. De nombreux experts en droit et en justice soulignent que la situation actuelle nécessite non seulement des réformes structurelles mais également une mobilisation des acteurs politiques. Selon une enquête de Le Monde, ces préoccupations témoignent d'un courant croissant d’inquiétude au sein de la société française face à l'inefficacité du système judiciaire.







