À la suite du meurtre tragique de la jeune Lyhanna, des voix s'élèvent pour dénoncer les manquements de la justice en matière de protection des mineurs. Mathilde Saccoccio, représentante de l'association Nous Toutes dans les Alpes-Maritimes, s'exprime ce mercredi sur la nécessité d'accroître les moyens afin de garantir la sécurité des jeunes.
Un nouvel arrêté, en vigueur de 23h à 6h, interdit désormais aux adolescents de 14 ans de sortir seuls à Cagnes-sur-Mer. Initialement limité aux jeunes de 13 ans et moins, ce couvre-feu, instauré pour la période estivale d'avril à octobre, a été élargi par le nouveau maire, Bryan Masson.
"Il est évident que de nombreux adolescents, même âgés de 13 à 15 ans, sont impliqués dans des actes délinquants, allant du tapage nocturne à l'usage de substances comme le protoxyde d'azote. À mon sens, leur place est chez eux, sous la vigilance de leurs parents. Il est crucial de restaurer l'autorité parentale au travers de mesures comme celle-ci," déclare Bryan Masson.
Élu du Rassemblement national, il accentue l’importance d’un retour à l’ordre. "Avoir une cité ne suffit pas à engendrer la délinquance juvénile. Nous ne devons pas craindre le retour à la sécurité," ajoute-t-il, marquant ainsi sa volonté de défier la spirale de l'insécurité.
Cette initiative soulève des réactions diverses auprès des citoyens. De nombreux parents approuvent ce renforcement des mesures de sécurité, tandis que d’autres s’inquiètent de la stigmatisation des jeunes. Les débats sont nombreux, accentuant la nécessité d'un dialogue constructif autour de la sécurité des mineurs.
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