Quatre individus ont été placés en garde à vue dans le cadre des investigations touchant à l'assassinat de Mehdi Kessaci, dont le frère, Amine, est un acteur clé de la lutte contre le narcotrafic à Marseille. Cette information a été confirmée mardi par une source policière et relayée par Le Parisien.
Les enquêteurs du parquet national anticriminalité organisée (PNACO) ont également annoncé que plusieurs gardes à vue étaient en cours. Ce parquet, instauré récemment, a pour mission de lutter contre les crimes qui menacent la stabilité sociale, comme l’a souligné sa directrice, Vanessa Perrée.
En mars dernier, six personnes avaient déjà été mises en examen pour leur implication dans la mort tragique de Mehdi Kessaci, abattu de plusieurs balles en plein jour le 13 novembre 2025. La victime, âgée de 20 ans, n’avait aucun antécédent judiciaire et n’était pas impliquée dans le trafic de drogue.
Le rôle des suspects dans l'enquête
Parmi les quatre suspects actuellement en garde à vue, trois sont soupçonnés d'avoir joué un rôle logistique dans l'organisation de l'assassinat, tandis que le quatrième, présenté par certains médias comme un exécuteur de la « DZ Mafia », aurait été actif lors d'une opération avortée la veille du crime. Ce groupe criminel marseillais est souvent associé aux violences liées au narcotrafic.
L'assassinat de Mehdi Kessaci a profondément marqué la communauté locale et suscité une onde de choc. Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) estiment que les tireurs avaient pour cible Amine Kessaci, qui est engagé dans le combat contre le narcotrafic.
Amine Kessaci, militant écologiste et nouvellement élu adjoint au maire de Marseille, a récemment exprimé son émotion face à ces événements tragiques. Les juges d'instruction parisiens en charge de cette affaire continuent leur investigation, tandis que les avocats de la famille Kessaci préfèrent ne faire aucun commentaire sur ces dernières arrestations. Selon les autorités, le phénomène du narcobanditisme à Marseille a causé la mort de 17 personnes en 2025, un nombre toutefois en baisse par rapport aux années précédentes.







