L'essentiel
La justice a confirmé, ce mercredi, la réception par mail des révélations de Cédric Jubillar concernant le meurtre de sa femme, Delphine. La présidente de la cour d'assises pourrait rouvrir l'enquête avant le procès prévu à la fin du mois de septembre.
La justice s'active rapidement. À l'approche du procès en appel de Cédric Jubillar, la Première présidence de la cour d'appel de Toulouse a annoncé ce mercredi 8 juillet la réception d'informations décisives fournies par l'accusé, ouvrant la voie à une possible réouverture immédiate des recherches.
La lettre qui change tout
Dans un communiqué, le parquet a précisé que le 6 juillet, les avocats de Cédric Jubillar avaient déclaré, lors d'une conférence de presse, détenir une "lettre manuscrite" dans laquelle leur client confesse être impliqué dans la mort de sa femme, Delphine Aussaguel. Les avocats ont affirmé que Jubillar "réservait les détails des faits à la justice" et se tenait prêt à fournir des précisions, notamment sur l'endroit où se trouve le corps.
Le lendemain, le 7 juillet, un email de la défense a confirmé ces déclarations aux autorités judiciaires, sans cependant joindre la lettre incriminée, a indiqué le parquet.
Vers un retour de l'enquête sur le terrain
Cette admission pourrait donner un nouvel élan à l'enquête. Pour la justice, "cet élément constitue potentiellement un nouvel élément au sens de l'article 283 du code de procédure pénale". Cette qualification pourrait modifier la situation : "La présidente de la cour d'assises peut maintenant, dans son pouvoir discrétionnaire, ordonner des enquêtes et auditions supplémentaires".
Ces nouvelles investigations pourraient être conduites par la présidente elle-même, par un assesseur ou par un juge d'instruction désigné. Elle doit maintenant décider si ces prérogatives seront utilisées et en définir le cadre.
Le calendrier du procès maintenu
Malgré ces potentielles nouvelles fouilles et auditions, le processus judiciaire continue. "Actuellement, le procès de M. Cédric Jubillar est toujours prévu pour le 21 septembre prochain". Les semaines à venir s'annoncent donc critiques pour déterminer si les informations promises par l'accusé permettront enfin de retrouver le corps de la victime avant l'audience.







