Ce samedi 4 juillet, un important incendie a ravagé douze hectares de chaume à Bouqueval, dans le Val-d’Oise, en raison du passage d’un cortège de mariage. Des feux d’artifice tirés dans un champ, en pleine période de sécheresse et de chaleur, sont à l'origine de cet incident malheureux.
Alors que de nombreuses communes ont renoncé aux traditionnels feux d'artifice du 14 juillet en raison des tensions liées aux risques d'incendie, certains semblent ignorer la gravité de la situation. D’après les témoignages rapportés par Le Parisien, le sinistre s'est déclaré à proximité de la commune vers 17h30. Éric, un agriculteur local, a reçu un appel d’un de ses salariés l’alertant sur un cortège composé d’une quinzaine de voitures de luxe s’arrêtant près de ses champs.
Lors de cet arrêt, l'un des membres du cortège a décidé de tirer plusieurs feux d’artifice. "Mon salarié a tout filmé. On voit clairement qu’il ne vise pas le ciel, mais tire à 30 degrés vers le champ", a-t-il précisé.
Rapidement, les projectiles enflammés ont embrasé les chaumes. "Cinq minutes après, en arrivant sur les lieux, les deux tiers du champ avait déjà brûlé. Et eux, ils se sont tous enfuis sans appeler les pompiers", a déploré Éric. Les gendarmes présents ont découvert plusieurs restes de feux d’artifice et de mortiers sur place.
Douze hectares détruits
Prévenus par des riverains apercevant un immense panache de fumée, les sapeurs-pompiers ont intervenu avec une quinzaine de véhicules. Au total, c’est près de douze hectares qui sont partis en fumée dans cette localité de seulement 314 habitants, où plusieurs habitations se trouvent à proximité des terres agricoles.
Éric est encore sous le choc et peine à comprendre l'attitude des individus impliqués. "À la radio, on entend les alertes du ministère de l’Intérieur tous les jours, et eux, ils tirent des pétards dans les champs. On ne sait plus quoi penser face à des personnes qui semblent inconscientes du danger", a-t-il déploré. Il a déposé plainte, mais selon Le Parisien, aucune arrestation n’avait encore été effectuée.
La colère et l'incompréhension se font également sentir du côté de Guillaume Moret, président de la FDSEA d’Île-de-France. "C’est incompréhensible. Qu’est-ce qui passe par la tête de quelqu’un pour tirer des feux d’artifice en pleine journée chaude, dans un champ de céréales aux abois face à cette sécheresse? Cela aurait dû être évident que c'était risqué. De plus, un feu d’artifice en pleine journée n’a aucun sens!"







