Trois anciens membres d'équipage d'un cargo thaïlandais ont déposé une plainte contre leur employeur et le capitaine du navire pour violations des droits du travail, suite à une attaque au détroit d'Ormuz.
Le bateau, le Mayuree Naree, battant pavillon thaïlandais, a été frappé le 11 mars pendant que la tension géopolitique entre les États-Unis, Israël et l'Iran s'intensifiait, entraînant la mort de trois marins et le sauvetage de 20 autres.
Les plaignants, Panithi Tumkaew, Noppadon Wongsuvan et Suradech Manpuen, affirment avoir développé un trouble de stress post-traumatique (TSPT) à la suite de cet incident. Leur avocat, Kunpat Singhathong, a révélé qu'ils avaient été licenciés peu après sans que leurs contrats de neuf mois n'arrivent à terme.
La plainte, déposée devant le tribunal central du travail à Bangkok, vise non seulement le propriétaire du navire, Precious Shipping, mais aussi deux sociétés affiliées et le capitaine, Sathaporn Hoksee. Les plaignants accusent ces derniers de négligence en ayant ordonné de faire traverser le détroit au navire en période de conflit ouvert.
Dans une réponse formelle, Precious Shipping a assuré qu’elle avait respecté ses obligations légales envers l’équipage et qu’elle avait fourni un soutien médical et psychologique après l’attaque. Cependant, l'entreprise précise qu'elle n'a pas encore été officiellement informée de la plainte et ne souhaite pas commenter davantage.
Suite aux frappes américano-israéliennes fin février, l'Iran a riposté en fermant le détroit, une voie maritime stratégique pour l'approvisionnement énergétique mondial, renforçant ainsi les tensions dans la région.
L’avocat des marins a également souligné que ses clients avaient reçu une indemnisation équivalente à deux mois de salaire avant leur licenciement, alors que leurs contrats étaient encore valides. "Trois d'entre eux ont été diagnostiqués avec un TSPT nécessitant plus d'un an de traitement médical", a-t-il ajouté.
La première audience a été fixée au 28 septembre, promettant d'importantes révélations sur les conditions de travail et la sécurité maritime dans cette zone à risque.







