À l'approche du week-end, la situation devient critique en France, marquée par une canicule persistante. Ce samedi, 24 départements du quart nord-ouest de l'Hexagone sont placés en vigilance rouge, avec des températures pouvant dépasser les 40°C.
Avec 22,2 millions de citoyens concernés par cette alerte maximale, un chiffre trois fois plus élevé que vendredi, l'impact de cette canicule est considérable. En élargissant le périmètre aux 59 départements en alerte orange, ce sont plus de 54 millions de personnes qui doivent composer avec ces conditions climatiques extrêmes, d'après les estimations de l'AFP basées sur des données de l'Insee.
Les travailleurs en extérieur sont parmi les plus touchés par cette vague de chaleur. Des agriculteurs aux ouvriers du bâtiment, beaucoup se voient contraints de modifier leurs horaires de travail. Aymeric Louapre, éleveur porcin à Vezin-le-Coquet, témoigne : "Nous commençons très tôt, vers 5h du matin, et revenons le soir à 21h." À Niort, les éboueurs entament leur journée à 05h00, mais doivent faire face à des conditions de travail difficiles, comme l'explique Mickaël Billy, délégué CGT Territoriaux.
La météo ne prévoit pas d'accalmie pour ce week-end, selon Météo-France, qui signale également des risques d'orages violents. "Les nuits seront chaudes et la chaleur continuera d'augmenter ; des températures autour de 40°C sont attendues dans l'Ouest," avertit le service météorologique.
Face à cette situation alarmante, le gouvernement a activé un plan Orsec inédit, prévoyant l'ouverture de centres de protection et de rafraîchissement pour les populations vulnérables, notamment les personnes âgées et sans-abri. Pourtant, des critiques émergent quant à l'impréparation des autorités face à ces chaleurs extrêmes, provoquant déjà une augmentation des passages aux urgences liés à la chaleur.
Les décès par noyade, en hausse, s'élèvent à 131 depuis le 19 juin, selon la ministre des Sports, Marina Ferrari. La situation est aggravée par une pollution à l'ozone dans plusieurs régions, provoquant des maladies respiratoires, en lien direct avec cette canicule.
À ce jour, plus de 25.000 hectares ont déjà été ravagés par des incendies, un chiffre alarmant deux fois plus élevé que l'an dernier à la même période. À Marseille, un feu a été maîtrisé grâce à une intervention rapide, tandis qu'en Drôme et dans les Pyrénées-Orientales, les flammes continuent de menacer les zones forestières.
Ces événements climatiques sont de plus en plus révélateurs des changements induits par le réchauffement climatique, liés à la combustion d'hydrocarbures. Les experts avertissent que le double impact des fortes chaleurs et de la sécheresse accentue les risques de feux de forêts sur l'ensemble du territoire.







