Un vent de solidarité souffle aujourd'hui sur Paris, alors que des membres de la Confédération paysanne se mobilisent en faveur de Thomas Gibert, maraîcher en Haute-Vienne, et d'autres manifestants placés en garde à vue. Ce rassemblement se tiendra à 11 heures devant le commissariat du 13e arrondissement, pour demander la «libération immédiate» de ces agriculteurs, dont les porte-parole nationaux, Thomas Gibert et Stéphane Galais, ainsi que Jean-Yves Tarcy, Président de la Chambre d'agriculture de Guyane.
En tout, 52 manifestants ont été interpellés suite à une action qui a vu des agriculteurs prendre d'assaut une annexe du ministère de l'Agriculture. Cette intervention, qui s'est produite dans le 7e arrondissement de Paris à 16h30, a été qualifiée de nécessaire par les organisateurs, face à une crise agricole qui affecte de nombreux producteurs à travers le pays.
Les tensions autour de ce conflit agricole n'ont cessé d'augmenter dans les semaines précédentes. Selon des experts, cette crise n'est pas seulement économique, mais touche également l'avenir de l'agriculture française, mettant en péril des millions d'emplois et le paysage rural de la France. Jean-Pierre M., agriculteur et membre actif de la Confédération paysanne, note que «le gouvernement doit écouter les revendications des agriculteurs pour garantir la sécurité alimentaire du pays».
Ce n'est pas la première fois que Thomas Gibert se trouve en première ligne; il avait déjà été placé en garde à vue lors d'une précédente mobilisation, soulignant la détermination des agriculteurs à défendre leurs intérêts. Les inquiétudes croissantes autour des conditions de travail et de la viabilité économique de l'agriculture en France appellent à une action concertée, tant au niveau local que national.







