Le vendredi 9 janvier, à Contes, près de Nice, une scène de violence a éclaté devant le collège Roger-Carles. Deux frères, en réaction aux confidences de leur sœur sur des agressions sexuelles dont elle aurait été victime par certains collégiens, se sont rendus sur place pour régler leurs comptes.
Les jeunes hommes ont violemment attaqué deux élèves qu'ils soupçonnaient d'être impliqués dans ces incidents. Selon Nice-Matin, l'agression a eu lieu en présence d'environ 400 élèves. L'un des collégiens a subi des blessures nécessitant cinq jours d'incapacité totale de travail (ITT), tandis qu'un autre a reçu une gifle, entraînant un jour d'ITT. Le proviseur de l'établissement a également été pris pour cible alors qu'il tentait d'intervenir.
Cette situation alarmante a suscité des préoccupations quant à la sécurité dans les établissements scolaires. Un expert en psychologie, le Dr Alain Mercier, a indiqué que des réactions émotionnelles intenses comme celles-ci peuvent être déclenchées lorsqu'une personne se sent directement concernée par un acte d'injustice. "Il est essentiel que les jeunes apprennent à gérer la colère sans recourir à la violence," a-t-il affirmé.
Lors de l'intervention des gendarmes au domicile des frères, le père de famille a été arrêté après avoir menacé les policiers. Actuellement, les deux frères ont été placés sous contrôle judiciaire et devront comparaître devant un juge le 4 mars 2026. Par ailleurs, le père fera l'objet d'un jugement en juin pour rébellion et outrage. Le proviseur, quant à lui, s'est constitué partie civile dans cette affaire tragique.
Il est à noter que l'établissement scolaire a nié avoir été informé des allégations d'agressions sexuelles, contrairement aux déclarations de la jeune fille. Cette situation soulève des questions essentielles sur la communication et la gestion des cas d'agression au sein des écoles, un sujet d'une importance capitale qui demande une réflexion collective.







