Le dossier de la disparition de Didier Seignole, survenue à La Douze en Dordogne, a récemment été rouvert par le pôle Cold Case de Nanterre, et le principal suspect est Cacali, un homme aujourd'hui décédé, connu pour sa stature imposante et son caractère énigmatique.
Geneviève, ancienne propriétaire du café local, se souvient de lui comme d'un "grande costaud" mais dit être choquée par les accusations de meurtre qui pèsent sur lui. Ancien client régulier de son établissement, Cacali ne laissait jamais transparaître d'indices inquiétants. "Il n'y avait jamais de rumeurs sur lui au café", témoigne-t-elle.
Il faut rappeler que Cacali a déjà été condamné en 1989 pour des actes violents, impliquant un guet-apens. Selon Marie-Céline Lawrysz, procureure adjointe, les nouvelles investigations retracent le fil d'une possible conspiration autour de la disparition de Seignole, qui pourrait impliquer d'autres complices encore en vie.
Ce scénario fait écho aux témoignages de villageois qui, même si certains doutaient de son innocence, n’avaient jamais soupçonné de connexion directe avec cette affaire. L’ancien maire Jean Favreau confirme son impression de compétence, ignorant en revanche les antécédents judiciaires de Cacali. "Il était très efficace dans son travail pour la commune", affirme-t-il.
Les enquêteurs se concentrent sur un guet-apens qui aurait été planifié au retour de Seignole de son entraînement le 27 janvier 1994. De nombreux habitants restent persuadés que derrière ce visage amical, Cacali cachait un passé sombre. Les résultats des investigations pourraient soit élucider ce mystère restant, soit plonger davantage le village dans le doute.
À l’heure actuelle, ce revirement d’enquête soulève des questions cruciales sur la mémoire collective et la manière dont le passé peut resurgir des décennies après. Avec un véritable enjeu psychologique pour les habitants de La Douze, ces événements rappellent que la vérité est parfois plus complexe qu’elle n’en a l’air.







