La cour criminelle du Jura à Lons-le-Saunier a entamé ce vendredi un procès courant jusqu'à lundi, concernant Kévin W., accusé de violences infligées à son ancienne compagne. Ces actes ont conduit à son placement en détention provisoire avant son évasion fin novembre 2025.
L'évasion du 27 novembre 2025 a fait l'objet de nombreuses retombées médiatiques, notamment son arrestation survenue le lendemain sur la terrasse d'un café à Bey, près de Chalon-sur-Saône. Agé de 32 ans, Kévin W. doit répondre de faits graves, dont "violences habituelles ayant entraîné sans intention de les donner une mutilation ou infirmité permanente par conjoint, et menace par conjoint", des accusations qui sont au cœur du procès actuel.
Un acte de violence insoutenable
Le souvenir de l'agression reste vivace pour la victime. "Ce qui marque le plus, c'est la beauté de ses yeux", remarque son avocate. En effet, Kévin W. aurait lancé une fourchette au visage de son ex-compagne, lui infligeant une blessure qui l'a rendue borgne. Actuellement âgée de 30 ans, cette mère de deux enfants doit utiliser un œil en verre et subir des soins médicaux nécessaires à sa réhabilitation.
Les actes de violence se sont multipliés entre mars 2022 et juin 2023 dans plusieurs localités comme Sellières et Lons-le-Saunier. Même après son arrestation, Kévin W. aurait continué à menacer sa victime depuis sa cellule avec de nombreux messages, une situation signalée par son avocate qui souligne les "nombreux incidents disciplinaires" caractérisant sa détention.
Un passé criminel chargé
Kévin W. n'est pas étranger aux problèmes judiciaires. Avec 26 mentions au casier judiciaire et 23 condamnations, il a déjà fait face à la justice depuis son adolescence, y compris une précédente condamnation pour évasion. Avant de s'enfuir de la maison d'arrêt de Dijon, il avait pris soin de rédiger un message dans lequel il exprimait son impatience face à sa détention.
"Je trouve déjà trop long le temps de mon incarcération", écrivait-il. Cette déclaration met en lumière un comportement récurrent chez l'individu, renforçant ainsi l'inquiétude des autorités concernant ses prédispositions à la violence. Selon une analyse de France Info, cette affaire soulève des questionnements sur la protection des victimes et les mesures de sécurité dans les établissements pénitentiaires.







