Plus de trois semaines après le commencement de la contestation populaire en Iran, le régime des mollahs se trouve en mauvaise posture. La crise économique qui frappe le pays restreint ses options, tandis que la répression suscite des réactions internationalement.
Le président Trump a récemment publié un message empreint d'espoir pour les Iraniens en lutte : « Enregistrez les noms des tueurs et des agresseurs du régime. L’aide est en route. » Ce message, bien que vague, est perçu comme un soutien à la société civile, mise sous pression après le début de la révolte le 28 décembre. Toutefois, la réponse des forces de sécurité, notamment les Gardiens de la Révolution et les Bassidjis, indique une répression sévère face à des manifestants qui poursuivent leur lutte.
D’après Iran International, le nombre de morts pourrait atteindre un chiffre alarmant de 23 000 selon les renseignements américains, bien que le régime n’admette que quelques milliers de décès. L’effroi est palpable, notamment dans les hôpitaux surchargés et les morgues débordantes.
Scénario d'une possible bascule
Malgré les coupures d'Internet, les événements en Iran n'échappent pas à l'attention des services occidentaux. Bien que les manifestations aient diminué face à une répression accrue, des signaux inquiétants émergent au sein des forces de sécurité, où certains commandants ont refusé de tirer sur des manifestants à Avhaz, rapporte Global Watch Analysis.
Ce cinquième soulèvement depuis 2009 est marqué par une intensité inédite de répression. L'écart se creuse entre le peuple et les dirigeants du pays, laissant entrevoir un renversement potentiel du régime. Clément Therme, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), évoque une « impasse » politique et économique sans précédent à laquelle le régime est confronté, notant que des concessions sont devenues impossibles.
Dialogue entre les États-Unis et l'opposition
Un échange notable s'est produit récemment entre le représentant de Trump, Steve Witkoff, et Reza Pahlavi, descendant du chah et voix de l'opposition. Emmanuel Razavi, journaliste, souligne que ce dialogue pourrait favoriser une unification des forces d’opposition, nécessaires pour évaluer les options à long terme pour le pays.
Il est important de souligner que la marge de manœuvre de Trump est restreinte, sa base étant hostile à toute intervention militaire. Des discussions entre États-Unis et monarchies du Golfe, conduites par le prince Mohammed ben Salmane, ont abouti à une décision de repousser les frappes sur l'Iran pour préserver la stabilité régionale.
Alors que les tensions persistent, les mollahs semblent disposés à réduire les exécutions et à abandonner des alliés comme le Hezbollah libanais, témoignant d'une volonté de maintenir une certaine forme de contrôle face à la pression croissante.







