L'Assemblée nationale et le budget : une censure ratée, des recettes validées

L'Assemblée nationale a tranché : les motions de censure sont rejetées, le budget s'affirme.
L'Assemblée nationale et le budget : une censure ratée, des recettes validées
Aucune des deux motions de censure n’a recueilli les 288 voix requises pour faire tomber le gouvernement. © (Photo d'illustration NR, Mathieu Herduin)

L'Assemblée nationale a rejeté, le vendredi 23 janvier, deux motions de censure issues de la gauche, à l'exception du PS, ainsi que de députés du Rassemblement national et de l'UDR. Par conséquent, la partie recettes du budget pour 2026 est désormais officielle.

Le projet de loi de finances (PLF) pour 2026 a ainsi été approuvé. Les motions de censure, qui faisaient suite à l'activation du 49.3 par Sébastien Lecornu, ont été rejetées par l'Assemblée. La première, proposée par La France insoumise, les Écologistes et le groupe GDR, a récolté 269 voix. La seconde, soutenue par le Rassemblement national et les ciottistes de l'UDR, n'a enregistré que 142 suffrages. Aucune des deux n'atteint la majorité requise de 288 voix pour renverser le gouvernement.

La cohésion du vote a été marquée, avec l'ensemble des 71 parlementaires insoumis, 122 députés du RN et 16 de l'UDR soutenant la motion initiale. Côté Écologistes, 36 des 38 députés se sont également mobilisés, incluant des figures comme Lisa Belluco et Charles Fournier. La moitié des 17 communistes ont voté pour, tout comme quelques Socialistes. En revanche, aucun député socialiste ou républicain n’a soutenu ces motions. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a souligné que les conditions pour ne pas voter la censure étaient remplies, selon un entretien avec France Inter.

Deux autres 49.3 en perspective

Le groupe Les Républicains (LR), par la voix de Laurent Wauquiez, a également rejeté tout soutien à la censure, qualifiant le contexte international de trop instable pour faire tomber le gouvernement à ce moment. Alors que le gouvernement navigue dans des eaux politiques tumultueuses, le premier ministre a anticipé une nouvelle mise en jeu de sa responsabilité sur les dépenses du PLF. Il est probable que de nouvelles motions de censure soient émises lors de cette phase. Sébastien Lecornu a précisé que le 49.3 doit rester un recours exceptionnel, faisant écho à un engagement antérieur de ne pas en faire usage. Sa déclaration a soulevé des débats parmi les députés, et son retour a été critiqué par certains leaders d'opinion.

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