Deux hommes sont actuellement soupçonnés d'avoir servi de livreurs grâce à des drones, ayant réalisé plus de 460 livraisons de téléphones portables et de drogues dans sept établissements pénitentiaires situés dans le grand ouest de la France. Dans cette affaire, la mère de l'un des accusés est également mise en cause pour des activités de blanchiment.
Il était devenu habituel d'entendre les drones vrombir au-dessus des prisons. Chaque nuit, de février à décembre 2025, ce scénario inquiétant se répétait, particulièrement autour de la maison d'arrêt de Nantes. Ce contexte a conduit à l'arrestation, début décembre, de deux hommes âgés de 26 et 24 ans, ainsi que de la mère du premier, déjà soupçonnée de blanchiment d'argent. Les trois individus sont maintenant appelés à comparaître devant le tribunal correctionnel de Nantes le jeudi 29 janvier, après avoir demandé un délai pour préparer leur défense suite à leur arrestation en comparution immédiate. Actuellement, les deux hommes sont placés en détention provisoire, tandis que la mère est sous contrôle judiciaire.
Cette situation a suscité de vives préoccupations quant à la sécurité dans les établissements pénitentiaires. Une enquête de Franceinfo a mis en lumière les efforts croissants des autorités pour lutter contre de telles activités illicites. Fabrice L., expert en sécurité pénitentiaire, souligne : "La multiplication des survols par drone représente une menace sérieuse et nécessite une réponse rapide de la part des autorités."
La lutte contre les drones dans l'espace pénitentiaire s'intensifie alors que les incidents se multiplient, et ce procès pourrait marquer un tournant dans la façon dont ces technologies sont réglementées dans les zones sensibles.







