Dans une décision rendue le 13 février, le tribunal correctionnel de Marseille a relaxé Stéphane Mamou, un avocat de 55 ans basé à Toulon, des accusations d'agression sexuelle déposées par une ancienne étudiante de 20 ans à la faculté de droit. Le tribunal a jugé que l'étudiante n'avait pas contrainte à accepter les avances de l'avocat.
Cette affaire a débuté en février 2020 lorsque l'étudiante, prénommée Anna, a alerté les autorités universitaires. Selon ses témoignages rapportés par La Provence, Stéphane Mamou l’aurait contactée pour lui faire part de la mauvaise note à laquelle son dernier devoir l'avait condamnée. Il lui aurait ensuite proposé de venir le rencontrer pour discuter de sa situation.
Cette situation a suscité une vive réaction dans le milieu universitaire et juridique, alimentant les débats sur les rapports de pouvoir noyant souvent les dynamiques d'enseignement. Des experts soulignent la nécessité d'accroître la sensibilisation sur les questions de consentement et de relation professorale-étudiant. Le professeur Jean-Claude Leroy, spécialiste en psychologie de l'éducation, estime que des mesures préventives sont cruciales pour prévenir de tels incidents à l'avenir.
Bien que Mamou ait été relaxé, cette affaire continue d'ouvrir la porte à des discussions sur la protection des étudiants dans les institutions d'enseignement supérieur.







