Un homme âgé de 56 ans et retraité est souvent perçu comme la figure type du maire élu en 2020 en Bretagne. En revanche, le profil du conseiller municipal est généralement plus jeune et majoritairement féminin. Alors que nous nous préparons à renouveler les conseils municipaux dans les 1.202 communes bretonnes lors des élections des 15 et 22 mars, il est crucial de se pencher sur les élus qui se sont imposés il y a six ans. Qui sont ces hommes et femmes, retraités ou actifs, qui ont pris la tête des affaires locales en 2020 ?
En 2020, 22.280 conseillers municipaux ont été élus en Bretagne, répartis sur 1.208 communes. Parmi eux, 1.208 maires ont été désignés, dont 348 dans les Côtes d’Armor, 333 en Ille-et-Vilaine, 277 dans le Finistère et 250 dans le Morbihan. Les associations d’élus, comme l'Association des Maires de France (AMF), ont succulentement analysé cette dynamique politique.
Les études montrent qu'environ 47% des conseillers sont des femmes, ce qui témoigne d'une forte représentation féminine dans ces conseils. Pourtant, une disparité se fait jour : 78,4% des maires élus sont des hommes. Cette tendance est observée dans tous les départements bretons.
L’âge moyen des conseillers municipaux en Bretagne est de 51 ans, tandis que celui des maires frôle les 57 ans. À l’exception de l’Ille-et-Vilaine, où les élus affichent une moyenne d’âge légèrement inférieure, ces chiffres demeurent relativement homogènes dans la région. De plus, on note que onze jeunes élus étaient âgés de 18 ans lors de l’élection, mais le plus jeune maire élu est Jérémy Meuro, à Plélo, qui n’avait que 29 ans à l’élection. En revanche, le plus âgé est Alain Donnart, élu à Primelin, à 81 ans.
Il est également intéressant de souligner qu’un tiers des maires bretons (32,17%) sont des retraités, comparé à 19,61% parmi les conseillers. Environ un tiers (33,2%) des maires actifs exercent un métier de cadre ou d'agriculteur. Notamment, 47 élus municipaux (0,22%) sont d'origine étrangère, majoritairement d'Europe, mais il n’y a pas de maires étrangers car la nationalité française est requise pour exercer cette fonction.
Les évolutions sociétales visent à renseigner les citoyens et à encourager la diversité dans les instances décisionnelles, mais des défis demeurent pour assurer une réelle représentativité. Selon des experts en sociologie politique, cette situation pourrait inciter les partis à revoir leurs stratégies de candidates à l'avenir afin de mieux représenter la diversité de la population.







