Le 26 février 2026, le Sénat examinera une proposition de loi visant à durcir les conditions de vente du protoxyde d’azote, communément appelé « gaz hilarant ». Son utilisation s’avère particulièrement préoccupante, notamment chez les jeunes adultes, qui constituent la majorité des consommateurs. Ce gaz, largement utilisé dans les domaines médical et culinaire, est de plus en plus prisé pour ses effets psychoactifs rapides lorsqu'il est inhalé, principalement à l'aide de ballons remplis grâce à des capsules.
La sénatrice socialiste Marion Canalès, à l'origine de cette initiative, souligne l'importance de restreindre l'accès à ce produit, qui est souvent perçu comme inoffensif par les jeunes utilisateurs. Elle rappelle que « aujourd’hui, c’est possible pour un particulier d’avoir un produit qui a des usages industriels », mettant en exergue la nécessité d'une régulation adéquate. Ce texte vise à limiter la vente exclusivement aux professionnels, ceux qui en font un usage traditionnel.
Les dangers liés à la consommation de protoxyde d’azote sont multiples et incluent l'asphyxie, des pertes de connaissance ou encore des brûlures. De plus, des complications neurologiques et des troubles psychiatriques peuvent découler de son abus, comme le souligne la Sécurité routière dans un rapport rédigé récemment.
La sénatrice Canalès insiste sur le fait que : « beaucoup de choses ont été dites autour du protoxyde d’azote, mais tout reste à faire et notamment réguler ». Selon elle, il est crucial d'encadrer sa distribution pour éviter que ce produit, bon marché et largement accessible, ne cause plus de dommages au sein de la population, en particulier chez les plus jeunes.
Bien qu'elle admette que « cette loi ne va pas résoudre le problème du protoxyde d’azote simplement par ce texte », Canalès affirme que « en réduisant son accessibilité, on permettra d’endiguer ce phénomène » de consommation abusive.
La discussion de cette proposition de loi au Sénat marque une étape importante dans la recherche d'une solution durable pour un problème de santé publique croissant en France. Avec une attention particulière à l'impact de ce produit sur la jeunesse, le gouvernement continue de chercher des moyens de minimiser les risques associés à son usage.







