Six personnes devaient être jugées mardi 17 mars 2026 toute la journée pour un trafic de cocaïne entre Guyane, Paris et la Vienne, entre 2020 et 2022. Il a encore été renvoyé.
Un important dossier de trafic de stupéfiants, révélant une opération active entre 2020 et 2022 à Poitiers, dans la région parisienne et en Guyane, devait être jugé le 17 mars 2026 par le tribunal correctionnel de Poitiers.
Cependant, des changements récents, notamment l'annulation de plusieurs mises en examen par la chambre de l’instruction d’Orléans, ont perturbé la progression du procès, réduisant le nombre de prévenus à six au lieu de neuf initialement prévus.
En janvier 2022, les enquêteurs avaient saisi 13 kg de cocaïne
Le président du tribunal a choisi de renvoyer ce dossier à octobre prochain. Ce retard marque la quatrième fois que le procès est repoussé, soulevant des inquiétudes sur l'efficacité de la justice dans des affaires d'une telle envergure, mêlant trafic de stupéfiants et blanchiment d'argent, notamment via l'acquisition de licences pour des débits de boissons.
À l'origine de cette affaire, treize individus avaient été interpelés en janvier 2022, suite à une enquête commençant en 2021. Cela a impliqué la sûreté départementale de la Vienne et la brigade des stups de Paris, mettant en lumière un réseau de mules transitant par l'aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, en provenance de Guyane.
Les forces de l’ordre avaient saisi 13 kg de cocaïne, d’une valeur estimée à 900 000 euros, dont onze kilos en région parisienne et deux kilos lors de perquisitions à Poitiers. Ajouter à cela, les enquêteurs avaient mis la main sur des armes, deux kilos de résine de cannabis, ainsi que 17 000 euros en espèces. Selon les experts, ces chiffres illustrent l'ampleur alarmante du trafic de drogues dans la région.







