Pour la troisième fois, le Chilien Nicolas Zepeda est face à la justice à Lyon, concernant l’assassinat de Narumi Kurosaki, sa petite amie japonaise disparue en 2016 à Besançon. Malgré les éléments qui semblent compromettre sa défense, Zepeda continue de clamer son innocence. La Cour de cassation a récemment annulé sa condamnation de 28 ans, en raison d'un vice de procédure.
Le procès se déroule dans un climat tendu, car Zepeda se trouve en détention depuis son extradition du Chili en 2020 et doit plaider sa cause devant la cour d’assises du Rhône pendant près de trois semaines. Son avocat, Sylvain Cormier, a précisé que son client continue de maintenir sa version des faits, malgré des accusations pesantes d'un plan prémédité visant à nuire à Narumi.
Les événements tragiques se sont déroulés après que Narumi, âgée de 21 ans, soit venue en France pour étudier le français. En décembre 2016, après une période de relation tumultueuse avec Zepeda, elle est vue vivante pour la dernière fois. Des cris, décrits comme "terrifiants" par des témoins, ont été entendus la nuit de sa disparition. Zepeda prétend que les bruits provenaient d'une rencontre consentie.
Cependant, une enquête approfondie a révélé des éléments solidement incriminants. Les autorités, notamment l’avocat général à l'époque, ont mis en avant des preuves suggérant que Zepeda aurait prémédité son acte, entachant ainsi la cause d’un féminicide tragique. Des messages menaçants envoyés par Zepeda et des informations sur sa localisation à des moments clés sont venues envenimer la situation. Les communications incohérentes de Zepeda après la disparition de Narumi ajoutent au mystère de cette affaire.
Les enquêteurs ont également retrouvé des objets suspects dans le passé de Zepeda, y compris des produits liés à l'acte criminel, et presque tout ce qui appartenait à Narumi était resté dans sa chambre. Les efforts pour retrouver son corps n'ont pas abouti, augmentant la difficulté et la complexité de l’affaire.
Cette affaire a suscité un grand intérêt, tant par son aspect judiciaire que par les implications sociales qu'elle soulève sur la violence faite aux femmes dans la société contemporaine. Les opinions d'experts en criminologie et en droit pénal ne manquent pas d'émettre des commentaires sur la nécessité de comprendre la dynamique des relations abusives. Des obstacles à la justice sont régulièrement mis en lumière, rendant ce procès plus qu'une simple affaire criminelle.
Alors que les jurés s'apprêtent à entendre les détails sordides de cette affaire, la société observe de près, espérant que justice soit faite pour Narumi Kurosaki.







