Depuis le premier tour des élections municipales dimanche dernier, la France Insoumise (LFI) est au centre des discussions politiques. Ce retour en force, voulu par Jean-Luc Mélenchon et ses proches, vise à se positionner avantageusement pour les prochaines échéances, notamment l’élection présidentielle.
Éric Coquerel, député de Saint-Saint-Denis et président de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale, était l'invité de Public Sénat et de La Dépêche du Midi. Lors de son intervention, il a qualifié la déroute du macronisme de “défaite électorale sanglante”, ajoutant que les élus en place ne s'en relèveraient pas.
Bien qu'il se réjouisse des alliances réussies avec le Parti socialiste dans plusieurs villes, Coquerel a déploré l'absence de fusion à Paris et à Marseille. Concernant la cité phocéenne, il a exprimé un souhait clair : "Je souhaite que Monsieur Payan revienne à la raison". Il a précisé qu'il n'est pas question de retirer la liste du candidat Insoumis, Sébastien Delogu, malgré les désaccords avec le PS, qui a parfois choisi de s'abstenir sur des votes cruciaux.
Dans ses propos, Coquerel a également évoqué les tentatives de certains de les assimiler à l’antisémitisme, et a fermement défendu la position de LFI face à cette stigmatisation. Pour le député, l'enjeu est de s'assurer que les villes ne tombent pas dans les mains de l'extrême droite. Enfin, il espère un renforcement de la représentation Insoumise au sein des conseils municipaux, avec une vue vers une possible élection de sénateurs en septembre prochain.







