La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, a réaffirmé son refus d’établir toute alliance avec le leader de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon. Malgré la pression, elle maintient sa ligne directrice, déclarant qu'elle "ne soutiendra jamais de liste proche de lui". Son engagement est clair : lutter contre la montée de l'extrême droite.
Dans ses récentes interventions, Delga a observé des résultats peu flatteurs aux élections, soulignant une abstention alarmante de 22 millions de citoyens. "Ce chiffre nous interroge sur notre capacité à mobiliser pour des élections essentielles, comme celles des maires", a-t-elle souligné lors d'une rencontre avec des électeurs.
L’experte en sociologie politique, Julie Dufour, indique que cette abstention pourrait être révélatrice d’une frustration croissante vis-à-vis des systèmes politiques. Les électeurs réclament un changement, une préoccupation partagée par Delga qui veut briser les schémas établis qui ne prennent pas en compte les inquietudes croissantes des Français.
À Toulouse, bien que le Parti Socialiste se soit allié avec la liste LFI de François Piquemal, Delga fait savoir qu'elle comprend et partage la volonté de changement. Cependant, "en tant que femme de gauche, je reste fidèle à mes principes et ne renierai jamais mes convictions", déclare-t-elle, insistant sur l'importance d'un engagement politique basé sur des valeurs solides.
Alors que des voix s'élèvent au sein du PS, le PRG et Place publique pour dénoncer cette alliance avec LFI, Delga salue leur courage à refuser cette unification. Elle affirme sa détermination à défendre les combats républicains, notamment contre les discriminations et pour la laïcité.
Concernant des projets ambitieux pour Toulouse, Delga souligne la nécessité d'un soutien continu à des initiatives telles que le développement de transports publics efficaces et des solutions à la crise sanitaire, tout en surveillant de près l’essor de l’extrême droite.
Le RN n’est pas dans l’ADN de Nîmes
Sur la question des élections à Nîmes et Montpellier, elle mentionne que la gauche a réussi à mobiliser autour d’un projet clair et unifié. "Mon message pour les Nîmois est simple : amplifiez votre soutien à Vincent Bouget, car ensemble, nous pouvons garder le RN à l’écart de cette ville", a-t-elle affirmé.
Delga, consciente des dynamiques politiques à Paris et Marseille, soutient que le refus d'apparenter avec LFI est en réalité un choix stratégique pour renforcer la clarté et la force de mobilisation de la gauche. "Dans une période déjà confuse, nous ne devons pas ajouter à la cacophonie politique, mais plutôt clarifier nos positions", conclut-elle.
Pour les élections présidentielles de 2027, elle reste préoccupée par la montée sourde de l'extrême droite, qu'elle considère comme la plus grande menace pour l’avenir de la France et de l'Europe, tout en concentrant ses efforts pour garantir le soutien à des valeurs démocratiques et progressistes.







