Une mère de famille de trente ans a frôlé la tragédie après que son ex-compagnon, déjà condamné pour violences, a tenté de mettre le feu à son appartement à Compiègne. Cet incident, survenu dans le quartier de la gare, a déclenché une intervention rapide des autorités, ainsi qu'une enquête approfondie.
Le vendredi 13 mars, aux alentours de 6 heures du matin, la victime a alerté les services de secours. Son ex-partenaire était engagé dans un comportement dangereux, aspergeant son logement d’essence tout en proférant des menaces d'incendie. Selon les déclarations de Caroline Gaziot, procureur de la République de Compiègne, les policiers ont découvert des traces d’hydrocarbures, un couteau et un allume-feu lors de leur intervention rapide à 6h10.
Les premiers éléments de l’enquête montrent que l’agresseur avait attendu que la femme ouvre la porte pour tenter de l’enfermer à l’intérieur. Non seulement il l’a menacée de mort, mais il l’a aussi frappée, avant de déverser de l’essence sur divers meubles de l’appartement. La victime a décrit plusieurs années de vie commune ponctuées de violences, faisant état d'une rupture récente qui semblerait avoir déclenché cette escalade.
Le rapport médical a révélé des blessures compatibles avec des violences récentes, ainsi qu’un état d’anxiété majeur, pressant les services judiciaires à agir. Alerté par l'ampleur de son acte, l'homme de 30 ans s'est finalement rendu de lui-même au commissariat le lundi 16 mars. Immédiatement placé en garde à vue, il a été révélé qu'il avait déjà été condamné à deux reprises pour des faits similaires, augmentant la gravité de son cas.
Dans la foulée, une enquête pour tentative d’assassinat a été ouverte, confiée à la police nationale. Ce mercredi 18 mars, le mis en cause a comparu devant le tribunal judiciaire de Senlis, où des mesures de détention provisoire ont été requises par le parquet. Cette affaire soulève de nombreuses questions sur la violence conjugale et souligne l’urgence d’une action efficiente contre de tels comportements.







