Un groupe de quinze femmes prétend avoir en leur possession des preuves pouvant établir une connexion entre Gérald Marie, ancien dirigeant de l'agence Élite, et Jeffrey Epstein. Elles dénoncent également des actes de violences sexuelles survenus en France. Alors qu'une enquête avait initialement été abandonnée, ces femmes espèrent raviver les investigations en raison des récentes découvertes concernant Epstein.
Parmi les plaignantes figurent Ebba P. Karlsson, une Suédoise de 56 ans résidant aux États-Unis, et Lisa Brinkworth, Britannique de 58 ans vivant à Londres. Elles se sont rendues à Paris pour remettre une lettre à la procureure Laure Beccuau, comme l'a rapporté l'AFP. «Nous souhaitons que les enquêteurs éclaircissent la nature de la relation entre Epstein et Gérald Marie, ainsi que son implication dans des actes inappropriés,» a déclaré Lisa Brinkworth, ancienne journaliste de la BBC qui affirme avoir été agressée sexuellement par Gérald Marie en 1998.
Les quinze femmes, représentantes de plusieurs nationalités, estiment que les circonstances ont changé depuis que leur affaire a été classée. La procureure de Paris a engagé deux enquêtes sur des infractions liées à Jeffrey Epstein, dont l'une concerne la traite des êtres humains. Dans leur lettre, elles affirment être en possession de «documents judiciaires et courriels» établissant un lien entre Gérald Marie, Jean-Luc Brunel, et Epstein.
Jean-Luc Brunel, ancien agent de mannequins, était déjà mis en examen pour viols sur mineurs et s'est suicidé en 2022. Elles évoquent également Daniel Siad, un recruteur français, contre qui Ebba P. Karlsson a porté plainte pour viol. L'accusé, par le biais de son avocate, a nié les allégations. «C'était comme un choc en voyant sa photo dans les documents d'Epstein,» a confessé Karlsson.
Les accusations portent également sur Gérald Marie, qui aurait violé Karlsson lors d'un entretien d'embauche à Élite. Elle révèle que Daniel Siad l'avait conduite à lui en lui promettant un emploi à Monaco. «Nous avons toutes, sauf une d'entre nous, été victimes de violences sexuelles sur le sol français,» affirment les signataires. Certaines d'entre elles étaient même mineures au moment des faits. «À présent âgées de cinquante à soixante ans, nous demandons justice,» ajoutent-elles.
En parallèle, elles ont également saisi la justice américaine pour enquêter sur le rôle de certains dirigeants d’agences de mannequins dans l'exploitation de jeunes modèles pour Epstein.







