En pleine campagne électorale, le Premier ministre hongrois Viktor Orban maintient son veto sur un prêt européen de 90 milliards d'euros promis à l'Ukraine.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a exprimé son mécontentement mardi 31 mars, accusant la Hongrie de bloquer un prêt européen crucial de 90 milliards d'euros pour son pays, le qualifiant de manœuvre pour « plaire à Moscou ». Cette déclaration a été rapportée par BFMTV. Lors d'une conférence de presse, Zelensky a souligné que le blocage de ce budget compromet la capacité de l'Ukraine à se préparer et à entreprendre des travaux de reconstruction nécessaires. "En raison de ce veto, nous ne pouvons pas utiliser les 5 milliards d'euros prévus pour notre protection et notre relèvement", a-t-il déploré aux côtés de Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne.
Les dirigeants des Vingt-Sept avaient donné leur accord pour cette aide en décembre dernier. Cependant, Viktor Orban, en pleine campagne électorale avant les législatives qui se tiendront le 12 avril en Hongrie, oppose finalement son veto, une situation qui exige l'unanimité des États membres de l'UE. Orban a conditionné son approbation à la reprise des livraisons de pétrole russe via un oléoduc endommagé en Ukraine, accusant Kiev d'un retard à remettre cette infrastructure en service.
L'Europe réfléchit à une alternative
Dans ce contexte de tension, l'urgence de la situation en Ukraine s'accroît. Selon des informations de l'agence de presse Bloomberg, les finances de Kiev pourraient ne pas suffire à soutenir l'effort de guerre au-delà de juin. Malgré cela, Zelensky maintient une confiance en l'Union européenne, déclarant que l'Europe explore des alternatives et qu'il a confiance que des solutions viendront. "Ce sont des dirigeants intelligents et résilients, et ils débloqueront ces processus importants", a-t-il affirmé.







