Si Pékin a besoin d'un commerce mondial stable pour croître, l'instabilité créée par la diplomatie de Trump lui est bénéfique.
Par Ambre Philouze-Rousseau
Ce week-end, le célèbre hebdomadaire britannique The Economist illustre parfaitement la situation : au premier plan, un Donald Trump furieux, tandis qu'au second, un Xi Jinping observe, calme et satisfait. Le titre ne manque pas de pertinence : « Ne jamais interrompre un adversaire qui est en train de commettre une erreur ». Bien que le régime chinois ne soit pas en clin d'œil à une instabilité commerciale, il a pourtant des raisons de sourire.
Alors que Trump s'accroche aux énergies fossiles du passé, la Chine s'affirme comme le leader des énergies futures, qu'il s'agisse de renouvelables ou d'électrique. Pendant que l'armée américaine utilise ses stocks vieillissants, le Pentagone reconnaît que la Chine dispose du « premier arsenal de missiles hypersoniques mondial ». Alors que Washington fragilise des alliances forgées durant des décennies, Pékin, de son côté, solidifie son lien commercial avec la Russie, malgré les tensions internationales.
Et ce n'est pas tout. Pendant que la popularité de Trump diminue, la génération Z découvre le soft power chinois sur les réseaux sociaux. Avec le phénomène croissant du « Chinamaxxing », des jeunes affirment vivre une « phase très chinoise de leur vie », délaissant l'espoir du « rêve américain ». Ils ne semblent pas être les seuls à faire ce constat.
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