Mercredi 6 mai, un incident alarmant a été rapporté sur un navire de croisière qui fait l’objet d'une présumée épidémie d'hantavirus. Trois passagers, dont un ressortissant français, ont été évacués, soulevant des inquiétudes quant à la sécurité à bord.
Une équipe médicale a été dépêchée vers le navire de croisière croisant au large du Cap-Vert. Parmi les évacués figurent deux membres de l'équipage malades et un croisiériste identifié comme cas contact. Ann Lindstrand, représentante de l'OMS au Cap-Vert, a précisé : "Cette personne a eu une légère fièvre il y a deux jours, il est donc plus prudent d'organiser son évacuation médicale." Les trois patients seront conduits vers le port de Praia, avant un transfert vers les Pays-Bas, selon les informations de l’OMS.
Les autorités sanitaires s'emploient actuellement à retracer la chaîne de contamination. Un passager français a été reconnu parmi les cas à risque. Un premier voyageur avait déjà succombé à cette maladie à bord, incitant l'équipage à rassurer les autres passagers : "Nous ne sommes pas infectés, le bateau est sûr à ce niveau-là."
Des mesures de précaution insuffisantes ?
Pourtant, des passagers remettent en question l'ampleur des mesures mises en place. L'un d'eux a partagé que malgré la gravité de la situation, l’atmosphère à bord demeurait détendue : "Tout le monde continuait à se côtoyer, à dîner ensemble, à participer à des activités." De son côté, l'équipage a assuré avoir établi des mesures d'isolement et de limitation des contacts. Cependant, Helene Goessaert, une croisiériste, a témoigné : "Nous ne sommes pas vraiment en quarantaine. Bien que nous gardions nos distances, je ne porte pas de masque, que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur."
La situation prend une tournure inquiétante alors qu'un patient atteint de hantavirus est actuellement hospitalisé à Zurich, après avoir été passager du même bateau de croisière, relançant ainsi les débats sur la gestion de la crise par les compagnies de voyage.







