Narges Mohammadi, la lauréate du prix Nobel de la paix en 2023 et fervente militante des droits de l'homme, a été libérée sous caution et transférée à Téhéran pour des soins médicaux, selon les informations de ses soutiens. Depuis décembre, elle était emprisonnée en Iran, et son état de santé s'était considérablement détérioré. Des proches avaient récemment passé l'alerte, affirmant qu'elle se trouvait "entre la vie et la mort".
Arrêtée pour avoir participé à un rassemblement en hommage à un avocat décédé dans des circonstances obscures, Mohammadi avait déjà subi deux crises cardiaques présumées durant son incarcération, le 24 mars et le 1er mai. Après la seconde crise, elle a été d'urgence transportée à l'hôpital, où les médecins ont jugé nécessaire de la libérer.
Un transfert vital pour sa santé
Les autorités iraniennes ont décidé de sa libération contre une caution importante, bien que le montant reste secret. Son avocat, Mostafa Nili, a confirmé la nouvelle sur les réseaux sociaux, expliquant que Mohammadi avait été transférée "pour des raisons médicales". Dans un communiqué, son époux, Taghi Rahmani, a exprimé une inquiétude profonde : "La vie de Narges Mohammadi ne tient qu'à un fil". Il a précisé que même si un transfert temporaire est un progrès, cela requiert des garanties qu'elle ne soit pas renvoyée en prison où son état s'est détérioré.
La fondation de Mohammadi a souligné sa nécessité de soins médicaux spécialisés et a averti que son retour en détention pourrait être fatal. Ses soutiens à Paris affirment qu'elle a perdu 20 kg depuis son incarcération et que son apparence a changé au point d'être "méconnaissable" comparé à son état avant son arrestation. Son avocate, Chirinne Ardakani, a également exprimé des inquiétudes sur sa capacité à s'exprimer correctement.
Dans ce contexte, l'attention internationale se renforce autour de la situation de Mohammadi, une voix courageuse pour les droits des femmes en Iran. Ses luttes pour l'égalité des droits et contre la peine de mort continuent d'inspirer des millions de personnes, et son état de santé a désormais attiré l'attention des médias et des organisations de défense des droits de l'homme du monde entier, comme l’a rapporté L'Humanité.







