Lors du sommet Afrique-France à Nairobi, Emmanuel Macron a déclaré que le processus de restitution des œuvres culturales spoliées durant la période coloniale est désormais inéluctable. Avec une nouvelle loi promulguée en amont du sommet, le président a affirmé que ces restitutions, en particulier celles concernant l'Afrique, sont vouées à devenir une norme.
Macron a insisté sur le fait que, même si un futur président tentait de faire marche arrière, cela serait impossible. "Trop tard ! ne vous emballez pas, trop tard !" a-t-il lancé, soulignant que cette initiative marque un tournant majeur dans l'approche de la France concernant ses relations historiques avec l'Afrique. Nommant ce mouvement "inarrêtable", il a également souligné que les critiques évoquant une forme de repentance ne représentent pas la réalité des restitutions nécessaires.
La récente loi facilite et officialise le processus, répondant ainsi à des attentes de restitution qui se font entendre depuis des années, notamment en Afrique. Lors de son discours, il a rappelé qu'en 2020, vingt-six trésors d'Abomey ont été restitués au Bénin, ainsi que le sabre d'El Hadj Omar au Sénégal. Récemment, un "tambour parleur" a également été restitué à la Côte d'Ivoire, illustrant la prise de conscience croissante des injustices historiques.
Les experts s'accordent à dire que cette initiative a le potentiel d'initier un dialogue renouvelé entre la France et les pays africains, basé sur le respect et la reconnaissance mutuels. "La restitution des œuvres culturelles est un acte de justice qui peut renforcer les liens entre la France et ses anciennes colonies", a commenté Dr. Aissatou Sow, spécialiste des relations franco-africaines.
Alors que Macron conclut son mandat, il se manifeste comme un défenseur de ces restitutions, promettant de poursuivre cette œuvre dans "d'autres oripeaux et avec d'autres habits". Ce combat semble s'installer dans l'agenda politique comme une priorité pour les années à venir.







