Lors d'une déclaration faite lundi, Donald Trump a exprimé son intention d'aborder la question des ventes d'armes américaines à Taïwan dans le cadre de sa prochaine visite en Chine. Le président a toutefois minimisé les craintes d'une invasion chinoise de l'île.
Interrogé sur la poursuite de ces ventes, il a affirmé : "Je discuterai de cela avec le président Xi". Trump a ajouté que Xi, soucieux de ses relations avec le monde, serait enclin à voir ces ventes suspendues.
La position des États-Unis concernant Taïwan, un territoire que la Chine considère comme une province rebelle, repose sur un soutien militaire constant, tout en refusant de reconnaître l'indépendance de l'île. Depuis 1982, Washington a choisi de ne pas consulter Pékin avant de procéder aux ventes d'armes.
De plus, Trump a minimisé le risque d'une éventuelle invasion, affirmant : "Xi sait que je ne souhaite pas que cela se produise", valorisant ainsi leur relation personnelle.
Ce voyage, qui marque la première visite d'un président américain en Chine depuis celle de Trump en 2017, a été initialement prévu pour mars, avant d'être reporté à cause de la guerre en cours avec l'Iran.
Les discussions entre Trump et Xi devraient largement se concentrer sur les relations commerciales, après une année de tensions intenses, marquées par l'imposition de lourds droits de douane et des restrictions commerciales. Des chefs d'entreprise influents, tels qu'Elon Musk (Tesla), Tim Cook (Apple) et Kelly Ortberg (Boeing), feront partie de la délégation américaine, soulignant l'importance du secteur privé dans ces négociations.
Avant le sommet, des négociateurs des deux pays, dirigés par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng et le trésorier américain Scott Bessent, se rencontreront à Séoul pour poser les bases des discussions futures.
Outre le commerce, la crise au Moyen-Orient, notamment ses répercussions mondiales, sera au cœur des échanges. Comme l'a déclaré Guo Jiakun, porte-parole de la diplomatie chinoise, "la Chine se propose de collaborer avec les États-Unis pour instaurer une coopération durable".
Impactée par la situation tendue dans le Golfe, la Chine, principal partenaire commercial et politique de l'Iran, commence à ressentir les effets de ce conflit. Près de la moitié des importations de pétrole en Chine proviennent de ce secteur, qui transite principalement par le détroit d'Ormuz, un axe stratégique.
Les experts estiment que Xi Jinping se présente au sommet avec une position relativement forte, tandis que Trump doit composer avec les pressions liées aux élections américaines. Selon eux, la Chine tire des bénéfices de cette crise, se positionnant comme un acteur fiable sur la scène mondiale.
Malgré cela, la Chine cherche à éviter une dégradation prolongée du climat au Moyen-Orient. Au cours de ce sommet, Pékin tentera de dégager des compromis, notamment sur les questions douanières.
Washington a récemment sanctionné plusieurs entreprises chinoises pour leur soutien présumé à l'Iran, une mesure que la Chine a immédiatement critiquée. Guo Jiakun a insisté sur le fait que "la priorité doit être d'éviter une escalade des conflits plutôt que de profiter de la situation pour nuire à d'autres pays".
Les nouvelles sanctions américaines, touchant douze individus et entités liés à Téhéran, soulignent encore les tensions persistantes dans cette région instable.







