Ricardo Roa, le directeur de la compagnie pétrolière nationale colombienne, a été mis en examen par le parquet pour avoir supposément dépassé de 445.000 dollars (378.000 euros) les limites autorisées pour financer la campagne électorale de Gustavo Petro, élu président en 2022.
Dans un récent communiqué, Roa s'est déclaré «innocent» des accusations portées contre lui et a contesté la décision qui l'a écarté temporairement de ses fonctions. Selon lui, cette situation aurait des répercussions sur l'entreprise qu'il dirige, l’une des plus grandes et stratégiques du pays.
Cette mise en examen s'inscrit dans un cadre plus large d'enquêtes menées sur le financement de la campagne de Petro. Selon Le Monde, cette affaire pourrait raviver des tensions à l'approche du premier tour de l'élection présidentielle, prévu le 31 mai en Colombie. Notons que Gustavo Petro ne peut pas se représenter en tant que président selon les dispositions constitutionnelles en vigueur.
De son côté, Nicolás Petro, le fils de Gustavo Petro, fait face à des accusations d'enrichissement illicite et de blanchiment d'argent. Des déclarations avancées par plusieurs médias, y compris France Info, laissent entendre qu'il aurait obtenu des fonds d'un ancien narcotrafiquant durant la campagne de 2022. Ces allégations alimentent un climat de suspicion autour des pratiques de financement politique en Colombie.
Tandis que la situation se développe, des experts en droit électoral, comme Juliana Ruiz, soulignent la gravité de ces accusations : "Ces affaires soulignent la nécessité d’une transparence accrue dans les financements des campagnes électorales".







