Face aux préoccupations croissantes sur l'hantavirus, le ministère de la Santé et des experts se sont réunis pour informer le public.
Lors d'une conférence de presse tenue le mardi 12 mai 2026, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a réaffirmé qu'il n'existe à ce jour aucune preuve d'une « circulation diffuse » de l'hantavirus des Andes en France. Cette déclaration survient après que le ministre Sébastien Lecornu a intensifié les mesures pour les cas contacts identifiés. Emmanuel Macron, de Nairobi, a également assuré que « la situation est sous contrôle ».
Situation des rapatriés français. Cinq ressortissants français rapatriés ont été isolés à l'hôpital Bichat dans des chambres à pression négative pour limiter tout risque de transmission. Quatre d'entre eux vont bien, tandis qu'une patiente, testée positive, est en réanimation à cause de la forme sévère de la maladie, comme l'a mentionné l’infectiologue Xavier Lescure.
Une quarantaine nécessaire pour les contacts
Les précautions prises. La ministre Rist a confirmé que les vingt-deux cas contacts étaient tous hospitalisés ou en cours d’hospitalisation. Parmi eux, un groupe de huit personnes a emprunté un vol critique, tandis qu’un second groupe de quatorze personnes présente un moindre risque. Actuellement, aucun d'eux ne montre de symptômes cliniques, en attendant les résultats des tests PCR.
Des sources indiquent que deux personnes de la Vienne ont été hospitalisées au CHU de Bordeaux, et un cas contact a été identifié à l’IHU de Marseille, comme l’a rapporté Nice Matin.
Pérennité des mesures. Les cas contacts seront maintenus à l'hôpital pour un minimum de quinze jours. Le gouvernement a renforcé les protocoles car de nombreuses incertitudes demeurent concernant cette maladie. Xavier Lescure a souligné l'importance de s'assurer que le séjour à l'hôpital soit le moins traumatisant possible pour ces personnes.
Quid de l'hantavirus ?
L'hantavirus des Andes est décrit par l’expert comme une « maladie négligée », souvent présente dans des zones reculées. Découvert en 1995 en Argentine, le virus est principalement transmis par des rongeurs. Bien que la transmission interhumaine soit rare, elle peut néanmoins avoir lieu, a précisé Caroline Semaille, directrice générale de Santé publique France.
La transmission se fait via des aérosols issus d'environnements contaminés. Les symptômes, qui peuvent se manifester jusqu'à six semaines après la contamination, commencent par des douleurs générales et peuvent rapidement évoluer vers des difficultés respiratoires graves.
Dernières avancées en recherche
Actuellement, il n'existe pas de traitement spécifique, ni de vaccin pour l'hantavirus des Andes, bien que des recherches soient en cours pour développer des anticorps monoclonaux, a indiqué Olivier Schwartz de l’Institut Pasteur. Des essais sur des vaccins ARN sont également en développement, mais ils ne sont qu'à un stade préliminaire.
Lire aussi







