Le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, a exprimé son indignation suite à la réponse de Canal+ concernant une tribune qui critique l'influence de Vincent Bolloré dans le secteur cinématographique. Invité sur RTL Matin, il a qualifié la décision du président de Canal+, Maxime Saada, de ne plus collaborer avec les signataires de la pétition comme une atteinte à la liberté d'expression.
Roussel a affirmé qu'il aurait personnellement signé la pétition, soulignant qu'elle s'adressait aux professionnels du cinéma. Il a déclaré : "La réaction du directeur de Canal+ est violente et constitue une atteinte à la liberté d'expression. Les signataires n'ont pas insulté Bolloré." Cette déclaration a été rapportée par RTL, soulignant le caractère disproportionné de la réaction.
Une réaction jugée indigne
La réponse de Saada a été perçue par Roussel comme une menace pour la liberté de création : "Pourquoi se permet-il d'annoncer qu'il ne travaillera plus avec ceux qui ont signé la tribune ?" s'est-il interrogé. À cet égard, il estime que le comportement de la direction de Canal+ est révélateur de l'attitude du groupe face à la contestation.
Roussel a dénoncé le "vrai visage du groupe Bolloré" et a critiqué l'absence de constance de sa direction. "Il suffit qu'on signe une pétition pour que le financement du cinéma soit remis en question. Bravo pour cette belle réaction, je trouve cela indigne", a-t-il déclaré.
Un soutien grandissant pour la tribune
Le collectif Zapper Bolloré a signalé avoir recueilli 651 nouvelles signatures en réponse à la décision de Canal+, portant le nombre total à plus de 1.200 professionnels du cinéma ayant soutenu cette initiative. Parmi les signataires récents, on retrouve des figures comme le cinéaste Robin Campillo et l'acteur Nahuel Pérez Biscayart, qui se sont joints à cette contestation orchestrée par Libération contre ce qu'ils perçoivent comme l'emprise de l'extrême droite sur le cinéma français via Vincent Bolloré.







