La Marine nationale a arraisonné le 31 mai dernier, au large de la Bretagne, un pétrolier nommé 'Tagor' soupçonné de tenter de contourner les sanctions imposées à la Russie. Suite à cet incident, le procureur de Brest a annoncé l'ouverture d'une enquête, après que le capitaine du navire se soit refusé à suivre les instructions des autorités.
Le capitaine, de nationalité russe, a été arrêté après avoir ignoré à plusieurs reprises les ordres de la Marine. Le procureur Stéphan Kellenberger a déclaré que cela nécessitait une intervention pour prendre le contrôle du navire, qui affichait un faux pavillon. Ça s'inscrit dans un contexte de vigilance accrue concernant les navires contournant les sanctions internationales, un sujet de préoccupation pour le gouvernement français.
Contexte et réaction française
D'après Emmanuel Macron, il est inacceptable que des navires enfreignent les règles internationales et financent le conflit en Ukraine. Il a réaffirmé la nécessité de faire respecter les sanctions et la loi maritime pour éviter de tels abus. Dans un message publié sur X, le président a insisté sur sa détermination à contrer toute tentative de contournement des sanctions.
Réaction du Kremlin
Le Kremlin a rapidement réagi à cette opération en la qualifiant d'acte de piraterie. Lors d'une conférence de presse, le porte-parole Dmitri Peskov a évoqué des mesures à prendre pour garantir la sécurité des transports maritimes russes. Ce point de vue a été partagé par l'agence de presse Reuters, qui a rapporté les déclarations du Kremlin, soulignant que la Russie était concernée par la sécurité de ses ressortissants à bord du navire.
En parallèle, l'ambassade de Russie en France a demandé des précisions sur la présence éventuelle de citoyens russes à bord, et tout indique que le capitaine est bien un citoyen russe, selon les informations rassemblées par l'agence Tass.







