Suite à la découverte d'un corps suspecté d'être celui de Lyhanna, 11 ans, dans le Gers, les autorités françaises expriment leur consternation face aux graves dysfonctionnements des services de l'État. Lors d'une conférence de presse le 5 juin, le gouvernement a évoqué la nécessité d'un état des lieux urgent des procédures concernant les victimes mineures.
Alors que des responsables politiques prennent à cœur cette tragédie, le commandant de la police judiciaire de la gendarmerie nationale a envoyé une note à ses unités le 4 juin, sollicitant un bilan des affaires relatives aux victimes mineures. Ces informations ont été confirmées par Le Parisien.
La gendarmerie insiste sur l'urgence d'une gestion appropriée des dossiers sensibles de violences sexuelles, surtout compte tenu du profil inquiétant de Jérôme B., principal suspect dans cette affaire, qui faisait déjà l’objet d'une enquête pour des actes similaires. Selon les récents rapports, cet individu avait reçu plusieurs plaintes depuis 2017.
L’objectif de cette démarche est de recenser les procédures de viols et d'agressions sexuelles impliquant des mineurs et d'évaluer la progression de chaque dossier. Sur les 42 000 affaires traitées annuellement par la gendarmerie, seul un nombre restreint concerne des violences graves envers des mineurs.
Une enquête administrative en cours
D'importantes mesures ont été instaurées pour gérer ces affaires délicates. La direction de la gendarmerie veut s'assurer que ces normes soient respectées dans toutes les unités, afin d’éviter la répétition d'un tel drame. Un contrôle rigoureux et adapté doit être appliqué pour garantir la sécurité des plus vulnérables.







