Le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, sera entendu par une commission du Congrès américain le 10 juin concernant ses relations avec Jeffrey Epstein, un sujet qui a suscité de vives controverses. L'homme d'affaires a déjà qualifié ses interactions avec Epstein de "toute une erreur".
Cette audition, qui se déroulera en huis clos au Capitole à Washington, vise à éclaircir les liens d'amitié entre Gates et le financier désormais célèbre pour ses crimes sexuels. Selon un porte-parole de Gates, il "se réjouit de l'opportunité d'apparaître devant la commission" pour répondre aux questions et contribuer à cette importante enquête.
Gates a déclaré en février que ses connexions avec Epstein étaient une "énorme erreur", admettant avoir entretenu des relations extraconjugales, mais rejetant toute implication dans les crimes de l'ancien financier, décédé en prison en 2019. Dans un enregistrement audio révélé par le Wall Street Journal, il a clarifié : "Je n'ai rien fait d'illégal. Je n'ai rien vu d'illégal". Ses interactions avec Epstein auraient commencé en 2011, après que ce dernier ait plaidé coupable pour des abus sexuels.
Des documents récemment divulgués par le ministère américain de la Justice évoquent des affaires personnelles de Gates, notamment des échanges où Epstein prétendait avoir assisté Gates dans des problèmes liés à des relations avec des femmes russes. Bien que la simple mention d'un nom dans le dossier Epstein ne suppose pas de culpabilité, ces éléments alimentent la controverse sur les liens entre des personnalités influentes et le criminel sexuel.
Des figures telles que l'ancien président Bill Clinton et l'actuel ministre du Commerce, Howard Lutnick, ont également été entendus par la commission d'enquête. Clinton a affirmé n'avoir jamais eu connaissance des crimes d'Epstein. À sa mort, Epstein faisait l'objet d'accusations concernant le trafic sexuel impliquant des mineures.
La publication récente de documents relatifs à Epstein continue de diviser l'opinion publique. Pam Bondi, ancienne ministre américaine de la Justice, a défendu la gestion de cette affaire par le gouvernement Trump. Parallèlement, Donald Trump a récemment appelé ses partisans à tourner la page, malgré la montée des demandes de transparence. Le ministère de la Justice souligne qu'il a respecté toutes les obligations légales en matière de divulgation.







