Une manifestation organisée à Marseille pour honorer la mémoire de Lyhanna, tragiquement retrouvée morte dans le Gers, a pris une tournure inattendue avec des tensions significatives entre les participants et des militants antifascistes. Plusieurs vidéos partagées sur les réseaux sociaux documentent ces altercations, notamment autour de banderoles et slogans engagés.
Le rassemblement, initialement prévu pour rendre hommage à la fillette de 11 ans et dénoncer les violences sexuelles faites aux mineurs, a rapidement dégénéré en confrontations. Des manifestants ont scandé « Siamo tutti antifascisti », et des incidents relatifs aux banderoles brandies lors du rassemblement ont été rapportés. Cela marque un climat tendu au sein d’un hommage qui devait rester pacifique.
Avant même le début du rassemblement, des collectifs antifascistes avaient appelé à faire entendre leur voix, lançant des invitations sur les réseaux sociaux pour un rassemblement le 8 juin spécifique « contre les violences sexistes et sexuelles ». Cette initiative visait à dénoncer la présence annoncée du collectif Némésis, jugée inappropriée par certains mouvements. L’association féministe Nous Toutes Marseille a relayé ces préoccupations, appelant notamment à refuser l’instrumentalisation de tragédies par l’extrême droite.
Sur le réseau social X, le conseiller municipal RN de Marseille, Thibaud Charpentier, a vivement critiqué la présence de responsables de gauche, arguant que leur mobilisation au côté de l'antifascisme était un manque de respect pour la mémoire de Lyhanna. Il a qualifié la situation de « récupération indécente », faisant écho à des préoccupations largement partagées parmi ses partisans.
Philippe Vardon, conseiller régional, a également dénoncé le comportement des antifascistes, les qualifiant de « gardes rouges » perturbant l’expression de la colère populaire. Selon lui, ces militants ont pour habitude de détourner la colère du public au lieu de l’endosser, un point de vue qui reflète bien l'impression générale ressentie après les événements de cette journée.
Dans un contexte déjà chargé de tensions sociales, ces incidents rappellent combien il est essentiel de veiller à ce que les hommages aux victimes ne soient pas pris en otage par des agendas politiques, mais qu'ils restent des moments de recueillement et de solidarité. L'équilibre entre l'expression des griefs et le respect des mémoires collectives demeure un défi majeur, nécessitant une réflexion approfondie sur notre société.







